Des alternatives pour accéder à l’eau potable ?

stress hydrique AFD OSS

L’accès à l’eau est une évidence pour les régions bien desservies, mais reste encore un véritable casse-tête pour certains habitants de notre planète. Avec l’accroissement des besoins en eau en rapport avec l’agriculture, les changements climatiques, et le développement de l’industrie, le manque d’eau se fait ressentir jour après jour.

Si l’accès à l’eau nécessite la mise en place d’infrastructures à grande échelle, d’autres solutions moins coûteuses pourraient aussi contribuer à une répartition équitable de l’eau.

Parmi ces solutions , un dispositif de filtration d’eau baptisé Safe Water Cube,  qui repose sur  5 étapes de filtration non chimique. Ce procédé est capable de stopper les agents pathogènes impliqués dans la survenue de maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau, responsables de diarrhées, dysenterie, choléra et hépatite, sans détruire les minéraux contenus dans l’eau.

Par une méthode simple, il est possible d’obtenir une eau filtrée dont la qualité a été certifiée par huissier sous la référence CT16014035 (critères de l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS).

De plus, le Safe Water Cube permet de rendre potable toutes sortes d’eaux de surface, avec 1 000 litres d’eau rendus potables à l’heure, soit 150 000 litres d’eau potable par mois. La technologie ne nécessite aucune énergie, elle est en effet entièrement mobile et mécanique.

Les politiques de mise en place d’une infrastructure sanitaire équitablement répartie sur tout le territoire tunisien n’ont pas atteint leur objectif à la lumière de certaines données. En effet, le taux de desserte en eau potable  (Recensement, INS 2014) dans le gouvernorat de Sidi Bouzid est de 50.3 %, contre un taux de 99.9 % pour Tunis, et une moyenne nationale de 88.1 %.

D’un autre côté, le taux de branchement des ménages au réseau d’assainissement (Recensement, INS 2014) pour le gouvernorat de Sidi Bouzid est de 18.3 % tandis qu’à Tunis il est de 91.3 %. Ainsi dans 12 gouvernorats tunisiens le taux de raccordement des ménages au réseau d’assainissement est inférieur à 50 %.

Si durant plusieurs décennies des citoyens tunisiens n’ont pas été desservis équitablement en eau potable, il est possible par le biais de moyens alternatifs un meilleur accès à l’eau potable, notamment pour les zones de faible densité de population.

D’autant plus que ces citoyens privés d’eau et souvent démunis sont dans l’obligation de se procurer cette eau à des prix qui sont au-delà de leurs moyens. Pourquoi ne pas faire appel à ce dispositif, en attendant les solutions de fond ?

A l’échelle mondiale, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une source d’eau sûre et 2,6 milliards de personnes ne disposent pas de moyens d’assainissement satisfaisants. Les solutions équitables et durables sont à présent disponibles, reste à trouver la volonté pour les mettre en place.

 

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