Les réformes économiques demeurent inachevées

mouvement du peuple
YoussefCchahed à l'Assemblée des représentants du peuple

C’est à l’ARP que le Chef du gouvernement, Youssef Chahed a prononcé son discours lors de la plénière consacrée au vote de confiance relatif aux nominations décidées lors du récent Conseil ministériel restreint qui a désigné le nouveau ministre des Affaires religieuses et le secrétaire d’Etat au Commerce.

Le Chef du gouvernement a exhorté les députés à accélérer le vote  du projet de loi sur la relance économique afin que plusieurs  projets,  encore en stand-by, soient débloqués. Evoquant le « Contrat de la dignité « al karama », il a déclaré qu’il sera concrétisé à travers le principe de la discrimination positive, a-t-il dit.

Il n’a pas manqué  d’annoncer que « la guerre est lancée  contre le terrorisme,  contre la corruption et contre la contrebande, en précisant: « Je tiens à conférer à l’Instance constitutionnelle de la gouvernance toutes les prérogatives pour mettre fin à la corruption. Il ne tient qu’à l’Instance de collecter les informations, de saisir les dossiers et d’ouvrir des enquêtes ».

Sur un autre volet, la loi relative à la dénonciation  » criminalise l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts », a-t-il indiqué.  Et de poursuivre: « Nous avons intensifié les campagnes de contrôle pour traquer la contrebande, loin de tout populisme ».

Il ajoute: « La vraie révolution n’est pas encore accomplie car les vraies réformes économiques demeurent inachevées. D’ailleurs, Karl Marx a dit  qu’il faut dépasser le diagnostic de la réalité et oser la changer.  En tant que responsables nous sommes assimilés à des pompiers qui doivent éteindre les foyers d’incendie là où ils se déclarent ».

Sur le volet économique, M Chahed a souligné qu’avec la loi de Finances, « nous avons  œuvré à ce que le déficit budgétaire ne dépasse pas  les 5.7% », a-t-il fait savoir.

Evoquant l’administration tunisienne, M. Chahed a déclaré: « Elle doit être  absolument numérisée pour accélérer et faciliter les procédures ». Dans le cadre des réformes, « il faut maintenir le processus social par la promotion des caisses sociales, sachant que le taux d’endettement des caisses sociales s’élève à 2000 millions de dinars. Et nous sommes  un gouvernement de réformes »,  a-t-il ajouté.

Et de poursuivre: « Tout le monde aspire à de grands projets de développement mais refusent les impôts. Cela dit, même si l’Etat se charge de l’aspect social, il faut que  les acteurs privés soient intégrés dans le processus économique ».  Il conclut : « Notre défi est clair, c’est celui d’apporter des solutions, et non pas de renverser le système politique ».

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