Employabilité des jeunes dans le secteur de TIC : où en sommes-nous?

LF 2020 - l'économiste maghrebin

Les métiers de demain annoncent déjà la couleur : le digital. Les nouveaux métiers auront un potentiel de création de valeur ajoutée indéniable. C’est le miracle de la digitalisation qui va ouvrir les portes de l’employabilité et résorber ainsi le chômage des diplômés du supérieur. Le secteur des TIC vise  en effet à créer 80.000 emplois dans les années à venir.

Pour l’heure, le développement de ce secteur est freiné par un déficit de compétences. C’est dans ce contexte q’un projet de partenariat lancé par EFE-Tunisie, en collaboration avec la Direction générale des études technologiques (DGET) et la Fédération nationale des TIC, a été signé entre ces trois composantes.

C’est pourquoi, une demi-journée sur l’ouverture de l’enseignement supérieur sur le secteur privé a été organisée sur le thème: « Employabilité des jeunes dans le secteur de TIC », et ce, avec la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous.

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L’accord signé vise  à aligner les besoins du secteur privé avec les cursus enseignés dans les universités pour améliorer la compétitivité des étudiants sur le marché du travail des TIC et augmenter leurs chances de trouver un emploi. Il s’agit d’une démarche visant à renforcer les liens entre le monde des affaires et les universités en les associant dans l’élaboration des programmes techniques et soft skills concertés, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé, et à remédier à la situation d’inadéquation entre le contenu des cursus enseignés dans les universités et les besoins des entreprises.

Rencontré  à l’issue du débat, le ministre a évoqué l’importance des opportunités d’emploi offertes par le monde du digital. Il déclare : « Les compétences existent, mais dans la pratique on ne voit pas une explosion d’offres d’emploi dans le domaine des TIC ».

Et de poursuivre: « Il va falloir déterminer les besoins réels du marché de l’emploi et trouver les solutions pour les moyen et long termes. D’où l’intérêt de la  digitalisation de l’économie tunisienne à travers l’accompagnement des universités tunisiennes ». 

Évoquant la réforme de l’enseignement supérieur, le ministre a affirmé que des avancées notables ont été réalisées tout en poursuivant:  » Dans les prochaines années, il va y avoir 29.000 emplois dans les Tics. Plusieurs entreprises reçoivent des dizaines de candidats, mais qu’au final, elles n’arrivent pas à trouver le bon profil recherché ».

M. Khalbous ajoute: « Il faut que nous arrivions à améliorer la formation de l’étudiant comme citoyen et non pas comme un technicien ».
Par ailleurs, Moncef Sellami, président de la Fédération nationale des TIC relevant de l’UTICA, a rappelé qu’il y a de nouveaux métiers et d’autres qui changent. C’est pourquoi, il  a recommandé d’anticiper et tenir compte des attentes du marché dans le domaine du numérique.

Il conclut: « On ne fait que délivrer des diplômés et « fabriquer » des chômeurs.  Il est temps de revoir la formation des diplômés des ISET pour que les jeunes étudiants soient plus employables par les entreprises. Seulement 25% des diplômés trouvent un emploi alors que le besoin du marché est beaucoup plus important« .  

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