« Il revient à l’Ordre des médecins de débattre des lois relatives au secteur »

Khalil-zaouia-L'Economiste Maghrébin

L’ancien ministre des Affaires sociales Khalil Zaouia  était l’invité aujourd’hui sur les ondes radiophoniques pour dresser un bilan général de la situation des hôpitaux et celle des médecins.

Il a ainsi déclaré que le système hospitalier demeure fragile, en soulignant: « Tant que la confiance n’est pas instaurée entre le patient et le corps médical,  rien ne se fera pour booster ce secteur ». Il a également rappelé que le tourisme médical en Tunisie a son importance, il a une clientèle bien déterminée.

Et d’ajouter:  » La Tunisie est réputée pour avoir un corps médical très compétent.  Les gens viennent chez nous convaincus d’avoir les meilleurs soins . Si la crise que vit le secteur persiste, ils vont changer de destination ».

Selon lui,   il manque une vision stratégique pour relancer le corps médical.  Il précise:  » Savez-vous que 37% des soins sont à la charge du patient? Comment un fonctionnaire pourrait-il les payer, s’il n’a pas assez de revenus ? Il va falloir se pencher sérieusement sur la question et s’éloigner du discours populiste qui ne  fera qu’empirer la situation ».

Il conclut:  » Quoi qu’il en soit, il revient certainement à l’Ordre des médecins de débattre des lois relatives au secteur, en particulier celles concernant les erreurs médicales qu’il ne faut confondre avec les fautes médicales. Il faut bien faire la différence entre les deux termes : l’erreur médicale est liée aux impondérables de la médecine (comme par exemple une erreur de diagnostic), elle n’engage pas la responsabilité du professionnel .Par contre la faute médicale met en cause directement la responsabilité du praticien qui n’a pas respecté les règles acquises par la science durant un acte médical ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here