La Tunisie à l’heure du e-learning

La formation continue, la formation à distance, e-learning sont autant de modèles majeurs  dédiés à l’enseignement supérieur. La formation à distance pourrait être la panacée pour nombre d’étudiants obligés d’abandonner leurs études pour des raisons familiales ou autres et qui peuvent ainsi les reprendre à tout moment et décrocher leurs diplômes.

A l’occasion du 15 ème anniversaire de l’Université Virtuelle de Tunis, un débat  a été organisé à la Bibliothèque nationale ayant pour thème  :  » L’UVT au cœur de l’innovation pédagogique »

L’objectif est très ambitieux, a affirmé Adel Ben Tazik, coordinateur de la formation des formateurs IFED, en poursuivant: « Notre mission  a pour but de former les enseignants universitaires, sur l’utilisation des outils dans leur enseignement. En d’autres termes, le numérique intervient pour améliorer et enrichir la qualité de l’enseignement ».

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Ghassen Horrig

Il ajoute: « En somme, nous voulons atteindre plusieurs objectifs stratégiques dont le souhait de s’étendre  dans l’ensemble du territoire tunisien, c’est à dire que ce soit ouvert à chaque citoyen dans n’importe quelle région. Tout comme nous voulons que les Tunisiens exploitent massivement  la formation. Un autre volet que je juge nécessaire comment exploiter les technologies ainsi que notre savoir-faire qu’on a pu acquérir par les  pays voisins ».

La formation à distance est régulièrement citée parmi les  ressources susceptibles d’aider  les jeunes. Ghassen Horrig, titulaire d’un mastère de l’Université virtuelle à Tunis,  Workforce manager à Téléperformance, raconte son expérience: « Ce n’est que 12 ans après mon Bac que j’ai réalisé vouloir reprendre les études. A l’époque, je n’avais pas le choix,  il fallait que je travaille. Mais quand ma situation s’est améliorée, j’ai opté pour  la formation à distance car elle me permettait d’alterner entre travail et études. Une chose qu’on ne pouvait pas faire avec « les universités présentielles. Et la preuve, j’ai eu ma licence en 2013  avec major de promotion, et deux ans plus tard, j’ai obtenu mon mastère sur la modernisation l’optimisation des entreprises« .

Ses débuts n’étaient pas faciles, car il fallait trouver le bon équilibre entre vie sociale, professionnelle et  estudiantine.  Il a précisé: « Cette fréquence de gestion des cours n’est pas évidente, mais il faut tenir bon, chercher son  propre rythme, être autonome et faire des choix de cours et poser les bonnes questions aux professeurs pour mieux les orienter plus tard« .  Et de poursuivre: « En Tunisie, on reconnaît malheureusement les compétences  si et seulement si on les associe aussi aux diplômes. Or avec l’Université virtuelle, elle vous donne cette opportunité« . Interrogé sur sa devise, il a répondu qu’il veut continuer à enseigner et contribuer à  transmettre ce savoir-faire.

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Hadhemi Mestiri

A l’Université virtuelle, plus de 50% des étudiants sont des fonctionnaires, des cadres qui voudraient reprendre leurs études.  Ils en ont rêvé et l’ont fait. Tel est aussi le cas de Hadhemi Mestiri.

Elle a déclaré: « Au départ, j’ai fait mes études à la faculté des Sciences section physique-chimie, chose qui ne me correspondait pas. D’ailleurs, j’ai stoppé.  En 1994, j’ai commencé à travailler en grimpant les échelons au bout de 16 ans d’expérience ma carrière se trouvait plafonnée. Tout de suite après, j’ai cherché à m’améliorer, en voulant reprendre les études. En comparant avec le privé,  le coût de l’université est moins élevé, c’est à dire, pour chaque semestre cela coûte 300 dinars  pour la licence, alors que le semestre d’un mastère s’élève  à 700 dinars« .

Elle conclut: « Avec la formule de l’UVT  concernant la spécialité qualité-sécurité-environnement  m’a vraiment séduite parce que les modules m’ont beaucoup aidé  à avancer. Et ma devise dans la vie tant qu’il y a de la volonté, la réussite est au bout du chemin. Il suffit de se fixer un objectif ».

Le contenu de ces cours est interactif et même ludique, telles sont les conclusions. L’Université virtuelle fait certainement figure d’Eldorado  face à la rigidité de l’enseignement classique et ceux qui ont tenté l’aventure n’en sont que satisfaits.

1 COMMENTAIRE

  1. Je me rappelle de Hadhemi , un plaisir d’avoir des Apprenants comme elle . Bonne Continuation à elle , à tous ses pairs , et à l’UVT

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