Raoudha Karafi: « La question des nominations au CSM n’est toujours pas résolue »

Raoudha Karafi, L'Economiste Maghrébin

Suite à la grève générale du lundi 27 février, les audiences ont été reportées dans la majorité des tribunaux du pays.  La présidente de l’Association des magistrats tunisiens Raoudha Karafi s’est félicitée que la plupart des magistrats aient adhéré à la grève. 

Dans une déclaration sur les ondes radiophoniques, Mme Karafi a estimé que le mini-remaniement ministériel a permis de passer sous silence la grève des magistrats et leurs revendiations. . Elle précise:  » Le sujet n’a même pas été évoqué lors de l’interview  du Chef du gouvernement sur la chaîne el hiwar ettounsi ».

 Elle poursuit : « Cela fait plus de trois mois que la question du CSM demeure sans solution. La dernière suggestion annoncée de s’en remettre au pouvoir législatif pour les nominations du CSM n’a pas lieu d’être « , dit-elle.

Tout comme elle a souligné que l’absence de dialogue avec le gouvernement  a acculé les magistrats à recourir à la grève pour des revendications légitimes : le manque de moyens matériels et humains qui se répercute inévitablement sur les conditions de travail.

Elle renchérit : « Nous avons été reçus  par le ministre de la Justice une fois en septembre, mais jamais avec le Chef du gouvernement. En d’autres termes, nous avons l’impression que le CSM est loin d’être les priorités du gouvernement ». 

Evoquant la rémunération des juges, « il faut qu’elle soit ré-examinée », a souligné Mme Karafi, en poursuivant: « Il faut octroyer un salaire qui soit à la hauteur de la responsabilité confiée aux magistrats tout en garantissant leur indépendance ».

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