BCE : « Il est encore prématuré de dresser un bilan du gouvernement Youssef Chahed »

Le Président de la République, Béji Caïd Essebsi,  était l’invité de la chaîne Nessma pour une émission spéciale de 120 minutes. Entre autres thèmes  : peut-on déjà envisager un premier bilan de l’oeuvre du gouvernement d’union nationale?  La crise du phosphate, l’entretien téléphonique avec Trump, le conflit libyen.. .Retour sur les principaux sujets lors de cette intervention avec Béji Caïd Essebsi.

Le premier volet a porté sur les relations avec  les Etats-Unis, en particulier avec le 45 ème président des USA, Donald Trump. M Essebsi s’est montré confiant à propos de la bonne entente avec la première puissance mondiale qui remonte loin dans le temps depuis le Président John Adams, a-t-il fait remarquer.  Quant à l’entretien téléphonique qu’il a eu avec le nouveau  Président Donald Trump, tout de suite après son élection, Béji Caïd Essebsi a fait remarquer que le contenu de cet entretien demeure confidentiel en précisant qu’il a été invité pour une visite officielle aux USA.

Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, est sur la bonne voie 

« Il est encore prématuré de dresser un bilan. Nous sommes en phase de transition démocratique. Il faut au moins un an pour pouvoir nous prononcer sur le succès ou l’échec du gouvernement d’union nationale. Toujours est-il qu’il y a des signes encourageants : l’économie redémarre, la production de phosphate va retrouver son rythme habituel. Il  faut savoir que durant les cinq dernières années d’arrêt, nous avons accumulé des pertes à hauteur  de 5 milliards de dinars. 

 Ce n’est qu’avec le dialogue que nous avons pu rétablir la reprise de la production de phosphate, une des richesses naturelles du pays. Notons que le mois de janvier dernier, nous avons enregistré une production de 501 mille tonnes . Idem pour le secteur du tourisne qui a retrouvé sa forme, a-t-il ajouté, après l’exemption de visa pour les Chinois », tout en poursuivant: « Nous sommes sur la bonne voie, mais nous ne pouvons pas non plus résoudre les problèmes comme le chômage d’un simple claquement de doigts. Tout comme, nous ne pouvons employer  630.000 chômeurs. Cela demande du temps et de la patience. Mais ce dont je suis sûr, nous faisons de notre mieux pour résoudre les problèmes au cas par cas ».

Concernant la liberté d’expression

Il a déclaré:  » Il est vrai que nous avons connu des grands changements depuis la révolution: un des grands acquis le pluralisme politique ( 200 partis politiques aux législatives de 2014) la liberté d’expression sans entrave, libre et indépendante. Et d’ailleurs, on peut le constater quant au nombre des médias qui peuplent le paysage médiatique :85 journaux de la presse écrite, 81 journaux en ligne, 44 radios, et 17 chaînes TV ».

 La crise libyenne

Le Président de la République soutient que  la résolution du conflit passe par un dialogue franc et sincère entre Libyens, à condition qu’il n’y ait pas d’ingérence étrangère:   » Notre initiative, de concert avec l’Algérie et l’Egypte, ne vise qu’à amener les parties en conflit autour d’une table. Nous sommes en quelque sorte des facilitateurs, sans plus. Quant à l’accord de Skhirat, il fait partie de la solution », soutient-il.

A propos de la diplomatie parallèle…

Rien que le ministre des Affaires étrangères peut représenter le Président de la République, a-t-il déclaré tout en faisant remarquer :   » Je n’ai jamais chargé le chef du mouvement Rached Ghannouchi du  dossier libyen ». 

La lutte contre le terrorisme

La lutte contre le terrorisme se poursuit, affirme BCE, en poursuivant: « La Tunisie continue d’avancer sur la bonne voie, en tablant sur la stabilité pour le pays aussi bien sur le plan sécuritaire qu’ économique et socio-économique”.

Loi 52

Le Chef de l’Etat s’est insurgé contre le fait de jeter en prison des jeunes pour avoir consommé du cannabis. Il es vrai que les magistrats ne font qu’appliquer la loi, on ne peut leur reprocher leur sévérité, a-t-il déclaré.  Il précise : « Nous avons présenté un projet de loi « moderne » en attendant qu’il soit discuté à l’ARP. Quant à ma position, elle est claire:  je refuse catégoriquement qu’on emprisonne un jeune pour avoir consommé de la drogue car on en fait un délinquant, sans parler qu’on brise son avenir. », conclut-il.

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