La jeunesse tunisienne dévorée par le terrorisme

livreLancé par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), le  Centre tunisien de recherche et d’études sur le terrorisme (CTRET) a présenté sa première étude intitulée «  Le terrorisme en Tunisie à travers les dossiers judiciaires ».  384 dossiers judiciaires ont été épluchés et un échantillon de 1000 accusés examinés. Zoom sur des données qui dérangent.

L’étude a démontré que 75% de l’échantillon examiné font partie de la jeunesse. Il existe en fait deux  tranches d’âge dominantes : 18-34 ans et 25-29 ans. La deuxième tranche demeure majoritaire par rapport à la première.

Et si on parlait qualifications ?
L’étude de l’échantillon a permis de préciser que 45,4% des terroristes sont des ouvriers qualifiés ou sous qualifiés, 14,9% exercent  des professions libérales, 8,3% sont des étudiants et élèves, 6,6% fonctionnaires qualifiés ou sous-qualifiés, 3,2% enseignants , 3,1%  agriculteurs/pécheurs, chômeurs 2,9%, artisans 2,4%, fonctionnaire d’Etat 1,34% armée et sûreté 1,2%,  et imam et religieux 0,85%

L’étude précise qu’un certain nombre de terroristes ont abandonné leur emploi « parce qu’ils refusent d’être au service d’un régime politique qu’ils considèrent mécréant et dont les agents sont des Taghout ».   

Embrigadement
31,4% de l’échantillon  ont subi l’influence des prédicateurs. L’influence à travers des personnes et des prédicateurs a atteint son apogée pendant 2011 puis a connu une régression à partir de 2013.

Notons que l’année 2011 a connu la tenue  de la première assemblée de l’organisation terroriste Ansar Al-Châriâa.
Après l’endoctrinement, place à l’entraînement dans les camps

69,23% de l’échantillon affirment  qu’ils se sont entraînés aux armes en Libye, 21,98% en Syrie, 3,29% en Irak. 

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