Elections CSM – Observateurs : quid du silence électoral?

Observateurs CSM L'Economiste Maghrébin

Quelques heures après les élections libres du Conseil supérieur de la magistrature, la question que tout le monde se pose est de savoir s’il y a eu ou non des dépassements ou des défaillances? Nous avons recueilli les témoignages des observateurs accrédités.

300  observateurs du réseau Mourakiboun ont couvert 13 centres de vote, répartis dans l’ensemble du territoire tunisien, a fait savoir Rafik Halouani, coordinateur général du réseau Mourakiboun.

Dans le cadre de l’observation du processus électoral, il a remarqué que sur le plan de la logistique, les bureaux ont ouvert à temps, les membres de l’ISIE étaient présents, néanmoins  les personnes à mobilité réduite ont eu des difficultés à accéder aux centres de vote.

Il ajoute que malgré de petits dépassements, le processus s’est bien déroulé. Il précise, à cet effet : « Il n’y a pas eu vraiment de grands problèmes dans les centres universitaires, hormis  les campagnes de certains avocats qui tentaient d’influencer des électeurs. Cependant, on ne peut pas non plus dire qu’il s’agisse de dépassement pour la simple raison que la loi électorale l’autorise. Et de ce fait, il n’y a pas eu un jour de silence électoral. A mon avis, nous devons faire en sorte que cela change. »

Autre point évoqué qui rejoint le dernier : l’utilisation de facebook, et plus généralement des réseaux sociaux. Si la loi électorale n’a pas vraiment encadré la campagne électorale de ce point de vue, Mourakiboun estime qu’il va falloir se pencher sur la question.

L’ambiance était amicale, affirme de son côté Achref Aouadi, président de l’organisation I Watch. Mais selon lui, le silence électoral n’a pas été respecté. Il indique: « Ce sont les avocats qui ont tenté d’influencer le vote pour untel ou untel, dans les régions de Sfax et au Kef. Mais peut-on considérer cela comme un  dépassement? Je ne saurais me prononcer du moment que la loi électorale ne le signale pas. »

Il conclut: « A mon avis, l’ISIE n’a pas voulu se pencher sur la question, elle considère qu’elle traite avec des juristes, des hommes de loi; c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles elle n’a pas voulu être rigide. »

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