Vers le renforcement de la Tunisie en infrastructures performantes à l’horizon 2020

IATA

Invitée par Sarra Rejeb, PDG de la compagnie nationale aérienne TUNISAIR, l’Association des Transporteurs Aériens Francophones (ATAF) a organisé, ce matin à Tunis, sa 123ème Assemblée Générale, et ce, en présence d’Anis Ghedira, ministre du Transport, Mamady Sanoh, président de l’ATAF ainsi que ses membres.

A cette occasion, le ministre a affirmé que ce rendez-vous annuel offre un cadre et un espace important d’échanges entre les opérateurs publics et privés du secteur aérien des différents pays francophones, pour ancrer davantage et consolider leur coopération.

Cette rencontre permet également de faire de la Tunisie une plateforme de rencontres pour les acteurs francophones du transport aérien, afin d’approfondir le débat sur l’avenir du secteur dans l’espace commun et sur les défis majeurs auxquels est confronté l’industrie aéronautique.

Ainsi, M. Ghedira a annoncé que la Tunisie connait, ces dernières années, de profonds changements, et fait face à plusieurs défis à relever, notamment la relance de son économie et le renforcement de sa compétitivité.

Pour sa part, le secteur aérien joue, selon ses dires, un rôle important dans l’économie du pays et bénéficie d’un intérêt prioritaire dans la politique de transport. En plus de son rôle fondamental dans le soutien du commerce extérieur et du tourisme, il représente environ 2% du PIB, 25%% de la production du secteur du transport, 53% des arrivées touristiques et emploie plus de 14 000 personnes.

En outre, la Tunisie dispose de neufs aéroports internationaux dont la capacité est d’environ 19 millions de passagers par an et est desservie par plus de 60 compagnies aériennes étrangères. Cinq compagnies aériennes tunisiennes opèrent en Tunisie et exploitent plus de 50 appareils.

D’autre part, le ministre a souligné que plusieurs défis majeurs sont à relever dans le secteur aérien, à savoir: la consolidation du rôle de l’autorité de supervision de la sécurité et de régulation, conformément aux normes internationales; la mise à niveau du cadre juridique et réglementaire du secteur, conformément aux exigences internationales; le renforcement des capacités concurrentielles des compagnies du transport aérien tunisiennes; le développement de la déserte aéroportuaire et la redynamisation des aéroports de l’intérieur; ainsi que le développement des performances et l’amélioration des capacités opérationnelles et des compétences du personnel aéronautique.

Dans ce contexte, la Tunisie a adopté, pour la période 2016/2020, une stratégie de développement basée sur le renforcement du pays en infrastructures aéronautiques performantes et le renouvellement de la flotte. Une autre stratégie nationale multisectorielle a été aussi adoptée, visant à favoriser l’accès aux marchés africains et booster les relations de coopération économique avec ses pays.

Pour sa part, Sarra Rejeb a indiqué que l’organisation de cet événement en Tunisie témoigne de l’intérêt qu’accorde Tunisair au développement de la coopération entre les membres de cette honorable association, afin qu’elle continue à jouer le rôle de levier des économies respectives; et ce, en encourageant le dialogue et les échanges entre les compagnies de manière à faciliter le transfert de technologie et l’établissement d’un partenariat durable et fructueux entre les différents membres de l’association.

Et d’ajouter que l’ATAF va s’agrandir cette année, par la ratification officiellement de l’entrée dans l’association des Compagnies EC Air (Équatorial Congo Airlines) et Camair-Co, portant ainsi à 17 le nombre de Compagnies membres.

Revenant sur le plan de restructuration de Tunisair, Mme Rejeb a annoncé qu’à partir de 2015, il fallait revoir ce plan parce que l’année 2015 a été une très mauvaise année pour la compagnie qui a affiché des pertes des l’ordre de 22% de trafic et ¼ de ses recettes sur un total de 1000 milliards.

Dans ce plan qui a été revu et transmis par la suite au ministère du Transport, figurent, selon ses propos, les engagements de la compagnie, à savoir un programme d’amélioration de qualité de services du personnel et du matériel avec l’objectif de faire voler les avions à 10 heures par jour contre six seulement actuellement, la compression des coûts notamment par le départ volontaire à la retraite de 400 agents sur un total de 1000 déjà identifiés (Coût: 130 MDT), un nouveau mode de gouvernance afin de bénéficier d’une plus large autonomie dans la prise de décisions pour acquérir plus de souplesse dans les activités, ainsi que l’amélioration de la productivité du personnel.

A noter qu’à côté d’IATA, AEA, AFRAA, AACO, l’ATAF regroupe à l’heure actuelle 17 compagnies de transport aérien francophones, originaires de France (Air France, Aigle Azur, Air Corsica, Transavia-France), d’Afrique du Nord et du Moyen Orient (Middle East Airlines, Tunisair, Air Algérie, Tassili Airlines, Royal Air Maroc, Mauritania Airlines), d’Afrique sub-Saharienne (Air Burkina, Air Côte d’Ivoire, EC Air, et Camair Co) et de l’Océan Indien (Air Seychelles, Air Mauritius, Air Madagascar). Participent également à l’ATAF en tant que membre partenaire l’ASECNA et en tant que membres associés huit compagnies (ACCOR, A.F.C/QUALI AUDIT, ALFAACI, ASECNA, A.T.C.T, BLUELINK, CP.C AERONAUTIQUE, HERTZ, SERVAIR).

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