Abderraouf El May : «La politique de la chaise vide n’est pas une solution»

Marzouk Jellad El May L'Economiste Maghrébin

Certains veulent faire passer le secrétaire général du Machrou3 Tounes, Mohsen Marzouk, pour celui qui veut tout contrôler, parce qu’il s’est entêté à vouloir changer à tout prix le nom du bloc parlementaire d’El Horra en mouvement Machrou3 Tounes.

C’est ainsi que Walid Jalled, exclu du mouvement, confirme que ce type de manœuvre pousse à la division, comme ce fut le cas pour Nidaa Tounes dont il était issu, dans une déclaration radiophonique.

Il témoigne de sa surprise après avoir été éjecté du bloc parlementaire d’El Horra. Il estime que cette décision est une réaction du secrétaire général du Machrou3 Tounes, Mohsen Marzouk, qui n’a pas toléré les fortes critiques à son égard, car aux yeux de Mohsen Marzouk, l’instauration de la démocratie n’est qu’un simple mirage.

La question essentielle est de savoir ce que pensent les députés du bloc parlementaire au sujet du changement de dénomination, mais aussi des propos de Walid Jellad, suite à son limogeage.

D’après Abderraouf El May, député du nouveau bloc parlementaire Machrou3 Tounes, la question de la dénomination du groupe parlementaire avait déjà été évoquée depuis le mois d’avril dernier. Ce qui expliquerait que ce changement ait été voté à l’unanimité, en appliquant le règlement intérieur.

Il précise: « Il y a eu deux étapes au niveau du vote. La première a consisté à établir les pour et les contre; quant à la deuxième, elle a porté sur le choix du nom. Et c’est avec une majorité écrasante que les membres ont voté en faveur du changement d’appellation, même si en tant qu’indépendant, j’aurais voulu maintenir le nom du bloc El Horra, rien que pour la symbolique. »

Il explique que ce qui s’est passé avec Walid Jalled a pris une autre tournure, parce que dès le départ il était contre le changement du nom du bloc, trouvant que ce n’était pas le moment opportun. « Cela dit, la politique de la chaise vide n’est pas une solution », ajoute-t-il.

« A mon avis, il y a des enjeux purement politiques de part et d’autre. Bien que la décision soit douloureuse, nous n’avons fait qu’appliquer l’article 6 du règlement intérieur. Quand on veut laver son linge sale, on le fait en famille et non en public », conclut-il.

Entre attaques et contre-attaques des uns et des autres, le mouvement Machrou3 Tounes doit faire face à la crise et trouver la recette pour relancer le débat afin de trouver un consensus.

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