La composition de l’IVD se réduit comme peau de chagrin

rejet de l'amendement de la loi électorale
rejet de l'amendement de la loi électorale

A force de vouloir faire cavalier seul, Sihem Ben Sedrine, présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD) a écarté Moustapha Baazaoui et Lilia Bouguerra de leurs fonctions. Au final, ils ne sont plus que 9 membres au sein du conseil de la direction de l’instance.

Par ailleurs, Khaled Krichi a décidé de se consacrer au poste de président de la commission d’arbitrage et de réconciliation et a démissionné de son poste actuel de vice-président (une fonction qu’a occupé un certain temps Zouheir Makhlouf). Cela signifie que l’instance ne dispose à ce jour d’aucun vice-président.

Et pendant ce temps, entre les dépenses injustifiées, les licenciements abusifs et les procès-verbaux des différentes réunions, que fait donc l’ARP? Est-elle devenue un simple spectateur passif?

Logiquement l’instance devrait rendre des comptes à l’ARP. Or, d’après l’article 19 de la loi organique relative à la justice transitionnelle et à son organisation, l’instance doit être composée de quinze membres et le taux de représentativité de l’un des deux sexes ne peut être inférieur au tiers. S’ajoute à cela que les membres choisis par l’Assemblée législative, sont des personnalités réputées pour leur neutralité, leur impartialité et leur compétence…

Plus encore, il y a plus d’un mois que le bras de fer entre le service du contentieux de l’Etat et l’IVD continue. Les accusations mutuelles de part et d’autre se font de plus en plus virulentes. En effet, l’affaire remonte au 12 septembre, quand le chargé du contentieux de l’Etat avait pointé du doigt l’IVD, pour avoir porté atteinte au prestige de l’Etat, au cours d’une séance d’arbitrage et de réconciliation à huis clos. Face à ces accusations, l’instance a tout nié en bloc et a déclaré que ce qui a été dévoilé, n’était autre qu’une violation du processus de la justice transitionnelle et une atteinte à la confidentialité.

Qui dit justice transitionnelle dit clarification de l’histoire et droit à la vérité, autant de pas à franchir pour réussir la période transitoire, pourtant les manœuvres des uns et des autres nous éloignent du vrai processus.

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