Le citoyen ne doit pas être le bouc émissaire du conflit « pharmaciens-CNAM »

Le gouvernement doit intervenir pour résoudre le problème de la suspension de la convention du tiers payant, déclare Akrem Barouni, membre du bureau exécutif de l’Organisation de défense du consommateur (ODC) à leconomistemaghrebin.com.   

Le membre du bureau exécutif a indiqué que le citoyen ne doit pas subir les conséquences d’un problème entre les pharmaciens et la CNAM surtout que les caisses sont financées par ses cotisations. « Et même la solution ne doit pas surcharger les salariés », insiste-t-il.

Il  a estimé que les caisses sociales ne remplissent pas leur devoir à cause d’un problème de  transparence et de bonne gouvernance.

« La démarche est claire. Les citoyens cotisent pour la CNSS ou la CNRPS et ces dernières doivent payer la CNAM. La procédure est claire et ce n’est pas de la faute du citoyen en cas de crise », indique-t-il.

Pour l’ODC, il s’agit d’un droit fondamental qui a été violé, à savoir le droit à la santé. Dans le même cadre, notre interlocuteur s’est interrogé sur l’accessibilité de la cotisation sur le régime tiers payant. « Le citoyen n’a rien à voir avec le problème des caisses sociales et des pharmaciens à partir du moment où il cotise », dit-il.

Pour rappel, le syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a pris la décision unilatérale de suspendre le travail avec la convention tiers payant. Deux raisons justifient cette décision : la première est relative au retard de remboursement par la CNAM et la deuxième est relative à l’échec de la dernière séance de conciliation.

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