L’ITES lance le débat sur le rôle de la Russie dans le monde arabe

Quelle place pour la Russie dans le Monde arabe ? Tel est le débat organisé par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) le 4 octobre à Tunis, et ce, en présence d’un grand  nombre de participants tunisiens et russes du monde diplomatique.

La Russie s’impose et reprend sa place sur la scène politique internationale, c’est ce qu’a déclaré Reshetnikov Leonid P, Director of Russian Institute for Strategic Studies.

Les problèmes du Proche-Orient, les conflits en Syrie, en Irak et en Libye, ainsi que la lutte contre le terrorisme, tels étaient les sujets débattus. « Ces régions doivent vivre en paix et retrouver la stabilité politique, et nous espérons mener à bien cette idée, affirme Reshetnikov Leonid P.

RussiePour que la stabilité règne, il faut une politique réaliste et équilibrée et non un Etat qui s’immisce dans les affaires intérieures de l’autre Etat, ajoute-t-il; en soulignant que c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la Russie veut conserver sa position de médiateur dans les conflits entre les Etats, comme l’Irak, la Syrie, la Libye. « Alors que pour les Occidentaux, leur objectif est de les diviser », s’insurge-t-il.

Selon lui, la solution en Syrie n’est possible qu’en combattant les organisations terroristes comme Daech. Un objectif qui, selon l’expert russe, n’est pas celui recherché par les Etats-Unis qui n’ont pas la même vision des problèmes internationaux. « Certains pays occidentaux veulent, à tout prix, écarter Bachar el Assad. Nous le soutenons et nous sommes en faveur de la tenue d’élections en Syrie », souligne-t-il.

Depuis ces dernières années, la Russie mène une politique indépendante, bien que la rivalité russo-américaine ne date pas d’hier, notamment dans le monde arabo-musulman. Il semble que la Russie  souhaite jouer un rôle plus important, notamment avec l’Asie, l’Amérique latine, la Turquie, l’Iran et qu’elle considère comme des partenaires stratégiques.

Pour le cas de la Tunisie, les relations bilatérales pourraient se renforcer en effet et seraient un bon exemple de coopération.  « Nous allons participer à la Conférence internationale sur l’investissement qui sera organisée fin novembre en Tunisie… La Tunisie est un bon exemple de réussite du Printemps arabe, contrairement à d’autres pays, car elle est arrivée à se maintenir debout malgré les obstacles. »

En dehors des objectifs politiques, une convention vient d’être signée entre les deux instituts tunisien et russe, qui consiste d’après Mohamed Hédi Sehli, chef de département réseau partenariat à l’ITES, en une collaboration commune sur des questions stratégiques qui intéressent les deux pays.

« Il s’agit d’une opportunité pour les deux pays de travailler ensemble. Il y aura certainement des échanges d’experts tunisiens et russes pour œuvrer ensemble à attirer des investisseurs russes vers la Tunisie », a-t-il conclu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here