Avons-nous vraiment l’accès à l’information?

Accès à l'information L'Economiste Maghrébin

L’accès à l’information est un droit de savoir. Vouloir agir et accorder de l’importance à l’accès à l’information est un pilier premier dans le processus de transition démocratique, tel est l’avis de l’Organisation non gouvernementale al Bawsala.

Cela fait cinq jours que la communauté internationale a célébré la 10ème édition de la Journée internationale du droit à l’accès à l’information. « On ne plaisante pas avec une loi adoptée,  il y a six mois de cela », nous affirme Chaïma Bouhlel, chef du projet Marsad baladia, faisant référence à la loi du 29 mars 2016 relative au droit d’accès à l’information.

D’après elle, s’informer pour participer à la vie active dans un pays qui se construit démocratiquement, tel est l’intérêt de tous, citoyens et institutions ( Poste, Recette des finances, administrations publiques…). Une enquête a été menée dans ce sens par al Bawsala, qui a fait le constat suivant: la présidence de la République a bien évidemment une page facebook, mais non un site, alors que la présidence du gouvernement dispose d’un site qui n’est pas fonctionnel.

Quant aux 26 ministères, sur les 24 disposant d’un site web, seuls 14 mettent à disposition  leurs documents. En revanche, pour les 284 municipalités existantes, seules 90 disposent d’un site web et 11 ont un onglet actif, soit un total de 12% qui respectent la loi.

« Il faut qu’il y ait une coordination plus facile sur la nécessité d’un plus grand accès à l’information, » souligne la Chef du projet Marsad baladia, poursuivant que cela ne peut être réalisé qu’à travers la participation de plusieurs organismes parlementaires et de bien d’autres…

Elle précise dans ce contexte: « Nous croyons fermement à cette démarche, mais il y a un amalgame. Ce n’est pas aux citoyens d’effectuer des démarches pour avoir accès à l’information, mais cela relève du rôle des municipalités de mettre à jour leur site. Si nous avons porté plainte contre certaines  municipalités qui ont refusé de se prêter au jeu, il faut bien avouer qu’une majorité d’entre elles a répondu favorablement. »

Plus de cinq ans après le 14 janvier et en pleine transition démocratique, une chose est sûre : notre  système d’accès à l’information pose problème et il va falloir concevoir de nouvelles procédures pour que l’accès à l’information soit généralisé.

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