Le CORP réalise ses objectifs et répond aux appels des régions

Pour le Centre d’Orientation et de Reconversion Professionnelle (Corp), relevant de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), la date du 5 septembre 2016 n’est pas uniquement une occasion pour revenir sur le bilan d’une année de travail et d’action mais  c’est aussi pour annoncer le nouvel événement Corp Tour.

photo-dela-conférenceAinsi la conférence s’est tenue sous le signe  d’un bilan positif et d’une  projection dans le futur avec un nouvel événement qui cible les régions.  Martin Henkelmann, directeur de l’AHK en  Tunisie, en compagnie de Youssef Fennira, directeur du Corp, ont pris soin de présenter le bilan d’une année dédiée à l’emploi, la formation et la reconversion professionnelle.

Mais qu’entend-on par reconversion professionnelle ?
En effet,  la reconversion professionnelle est un outil d’employabilité, selon laquelle le demandeur d’emploi se lance dans une spécialité loin de son domaine d’étude et qui répond aux attentes des entreprises, d’autre part.  Le Corp reçoit les demandeurs d’emploi intéressés par cet outil, suite à l’établissement d’un bilan des compétences. Il les oriente vers une spécialité demandée par une entreprise. Ainsi, deux objectifs ont été atteints : le demandeur d’emploi qui a trouvé un emploi et l’entreprise le profil recherché.  

Des chiffres qui traduisent la réussite d’une année

A travers toute une année, le Corp a pu réaliser 1302 orientations dont 20% ont été recrutés, 534 personnes ont reçu une formation en soft skills. A cet égard, Youssef Fennira a souligné l’importance des formations en soft skills étant donné que  les entreprises souhaitent trouver chez leurs diplômés un bon savoir-faire. D’ailleurs, ce genre de formation est réalisée avec les partenaires des  entreprises comme l’Association Réso et autres.

En ce qui concerne les conférences et les ateliers, à travers toute l’année, 65 conférences de sensibilisations aux outils de l’employabilité et à la reconversion professionnelle sur toute la Tunisie ont eu lieu. Par ailleurs, 5000 personnes des universités privées et  étatiques, des Coworking Spaces et des associations ont été impliquées. Tout cela a réalisé un impact de 377 recrutements, 10.000 étudiants et postulants à un emploi rencontrés et 1164 entreprises concernées.

Il faut d’abord rappeler que le Corp City  est le premier salon  de l’emploi qui accorde des stands aux primo-demandeurs d’emploi. Bien évidemment, bien avant de leur accorder les stands, une sélection se fait pour choisir  les meilleurs profils.

Pour les 70 exposants, sur trois entretiens, un entretien a été concluant, 34% des demandeurs d’emploi ont pu décrocher un travail correspondant à leur profil. Autre argument qui plaide en faveur de la réussite de la première édition est la note qui a été attribuée au salon par le public soit 4,4/5. Etant donné la réussite de l’événement, la deuxième édition se tiendra avant fin 2016.

Le Corp répond aux appels des régions.
Fidèle au principe de la décentralisation tel qu’il a été mentionné dans les statuts,  Corp Tour a choisi de se rendre  à un certain nombre de régions tunisienne afin d’effectuer des rencontres avec les chefs d’entreprise et les demandeurs d’emploi et ce pour comprendre les spécificités de chaque région et instaurer un dialogue avec les différents acteurs de l’économie dans les régions. 7 septembre est consacré au gouvernorat de Béjà et Gafsa, 8 septembre à Tataouine, Kébili et Le Kef  et le 9 septembre  Kébili, Siliana et Tozeur.
Youssef Fennira a bel et bien expliqué qu’un événement pareil répond à  plusieurs objectifs : outre l’application de la décentralisation et la présence du Corp dans les régions, il s’agit de satisfaire les besoins de l’entreprise face aux spécificités régionales «  partant du principe que chaque région a ses propres spécificités et caractéristiques », précise-t-il.

Problème de chômage : à qui la faute ?
Présent à la conférence, pour Raouf Ben Debba, président de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce, le diplôme uniquement n’est pas suffisant pour être embauché. Tout en indiquant que le demandeur d’emploi a le droit de trouver un emploi qui lui convient le mieux, il souligne également qu’il doit être préparé à l’éventualité de devoir travailler dans une spécialité autre que celle pour laquelle il a obtenu le diplôme. Quant à l’entreprise, si le profil répond à ses besoins, le recrutement se fera de soi. Ainsi, pour lui la reconversion professionnelle est la solution pour résoudre la problématique du chômage.

Mais pour s’inscrire dans une démarche pareille, il faut agir sur les mentalités d’après Martin Henkelmann, directeur de l’AHK Tunisie, car un travail de sensibilisation est nécessaire afin que les jeunes prennent conscience que fini le temps où créer des emplois revient uniquement à l’Etat. D’ailleurs, il a proposé, dans ce cadre là, les stages, l’approche entre les élèves et l’entreprise afin qu’ils acquièrent le sens entrepreneurial dès  la période du  lycée.  De même, il a proposé que les  entreprises ouvrent leurs portes aux jeunes afin qu’ils découvrent le monde de l’entreprise.

Dans le même contexte,  faisant référence au modèle allemand, notre interlocuteur a rappelé que 50% des travailleurs en Allemagne disposent d’un diplôme de formation professionnelle et n’ont pas fait l’université.  Youssef Fennira quant à lui croit au potentiel des régions même celles qui sont à faible attractivité,  et estime que les solutions existent bel et bien.

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