ALECA: un meilleur accès au marché européen permettra de résorber le chômage

UTICA ALECA L'Economiste Maghrebin

Dans le cadre du programme d’activité de la Direction centrale de la synthèse et modélisation au sein de l’Institut Tunisien de Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ), une étude a été récemment élaborée portant sur l’«évaluation de l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’UE». 

Les auteurs de ladite étude ont eu recours à un modèle sectoriel d’équilibre général calculable de l’économie tunisienne adapté à la problématique d’ouverture dans les services pour l’évaluation des retombées de cet accord.

A l’issue de ce travail, il a été constaté que les simulations de deux niveaux d’ouverture, à savoir la levée des obstacles à l’investissement ainsi que l’élimination bilatérale des barrières aux flux transfrontaliers de commerce des services, font ressortir un impact globalement positif sur la production, l’emploi et les échanges extérieurs aussi bien dans les services que dans les autres secteurs de l’économie.

De ce fait, l’étude a démontré que les gains sont estimés annuellement en moyenne entre 0,3 et 0,4 points de croissance du PIB entre 2015 et 2030. Une baisse de l’ordre de 2,7 à 4,3 points dans le taux de chômage est ainsi attendue à fin 2030.

Toutefois, les auteurs ont précisé que l’importance des gains induits de l’élimination des obstacles à l’investissement suggère que l’ALECA constitue une occasion de plus pour la Tunisie pour accélérer des réformes pro-concurrentielles dans les services.

Ces réformes tendent, d’après eux, à mobiliser le potentiel productif dans ces secteurs par une hausse de la productivité et génèrent d’importants gains de coûts pour les autres secteurs.

D’autre part, les simulations ont montré que plus les exportations tunisiennes des services bénéficient d’un meilleur accès au marché européen, plus ciblée sera la réponse au problème du chômage en Tunisie. D’où cela favorisera des activités relativement intensives en travail qualifié et permettra, par conséquent,  de résorber le chômage des catégories de travailleurs à niveau d’instruction moyen et élevé, c’est à dire les catégories pour lesquelles les niveaux de chômage sont plus difficiles à maîtriser.

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