Youssef Chahed ou le rajeunissement du pouvoir

gouvernement tunisien

Le choix de Youssef Chahed, ancien ministre des Collectivités locales au sein du gouvernement démissionnaire,  serait-t-il le coup d’envoi du rajeunissement du gouvernement et de la classe politique ?

A peine  le Président de la République Béji Caïd Essebsi a-t-il fait son choix en le chargeant de former le prochain gouvernement, que les critiques ont commencé d’affluer. Certains lui reprochent le fait de son jeune âge (40 ans) ou un soi-disant lien de parenté avec la famille du Président de la République.
Peu  importe la véracité de ces critiques mais, une chose est sûre : nous avons à faire à un moment historique : si, après avoir formé le gouvernement et l’obtention de la confiance de l’ARP, Youssef Chahed sera le plus jeune chef du gouvernement de toute l’histoire de la Tunisie qui a connu 15 Premiers ministres / Chefs de gouvernement.

Qu’ y-a-t-il de plus beau que de se distinguer de nouveau  parmi les pays arabes ? Ce pays annonciateur du  printemps arabe,  précurseur d’un Code de statut personnel émancipé à l’époque et pleine d’autres émancipations pourrait être l’annonciateur du rajeunissement de sa classe politique en donnant la confiance à cette jeune compétence.   Une chose qui rassure, Youssef Chahed a promis que les jeunes et les femmes auront leur place dans son gouvernement

Il suffit d’énumérer les anciens chefs de gouvernement qui se sont succédé  depuis l’indépendance pour se rendre compte que leurs profils n’ont rien à voir avec la jeunesse. Au contraire : depuis l’indépendance, les vieux règnent en maître sur la scène politique. Pour ne citer qu’un seul exemple rappelons que le dernier chef du gouvernement sous Ben Ali avait accédé à ce poste à l’âge de 58 ans.

Sur un autre volet,  le nom de Youssef Chahed fait irruption dans un contexte  où le vieillissement de la  classe politique tunisienne  est patent. Autrement dit,  les partis politiques présents sur la scène actuellement ne comptent pas de jeunes ni aux postes de décision, ni dans les bureaux exécutifs ou les bureaux politiques. Cependant, ces mêmes partis se rappellent de leurs jeunes militants quand il s’agit de manifestations ou sit-in pour une forte mobilisation. Sommes-nous face à une période de changement ? Il faut l’espérer.

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