Il n’y aura pas de remaniement ministériel

Habib Essid L'Economiste Maghrébin
@AFP/Getty Images

Qu’en est-il des tensions politiques entre les partis au pouvoir et l’opposition lors des événements qu’a connus récemment le pays? Dans une interview accordée à la radio Kalima, en date du 4 mai, le Chef du gouvernement Habib Essid a dressé un état des lieux de la situation que traverse le pays.

Évoquant la question de sa nomination, il y a plus de 13 mois, il a déclaré que sa nomination a été proposée par Nidaa Tounes et non par le mouvement Ennahdha, en précisant : « Je suis un indépendant ».

Sur un premier volet, celui du projet de loi relatif à la réconciliation nationale, un sujet qui défraie la chronique politique, il a fait savoir que cette démarche est celle des partis politiques au pouvoir et qu’il n’en a pas eu connaissance, notamment du projet préparé par le mouvement Ennahda, lors des réunions de son conseil de la Choura.

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Sur un autre volet, à propos de l’amnistie générale, il a déclaré qu’il s’agit d’une initiative lancée par certains partis politiques comme El Massar et le CPR, et qu’elle sera examinée dans les prochains jours.

Quant à l’affaire des Panama Papers, il a précisé qu’une commission d’enquête a été mise en place, aussi bien au sein du Parlement que du ministère des Finances. « Pour ce qui concerne le nom de Noomane Fehri, ministre des Télécommunications et de l’Economie numérique, qui vient d’être cité depuis deux jours, le ministre s’est expliqué à ce sujet », a-t-il ajouté.

Remaniement ministériel

« Une chose est sûre, il n’y aura pas de remaniement ministériel », a affirmé le Chef du gouvernement, lors de l’interview; en soulignant : « Je n’ai aucune intention de le faire, je ne vais pas chaque mois mettre en place une nouvelle recomposition des ministères. »

Interrogé sur le comportement de certains ministres et de leur intention de vouloir occuper le poste de Chef du gouvernement, il a insisté sur le fait qu’aucun d’eux ne convoite ce poste.

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Quelles sont ses  relations avec les dirigeants des partis au pouvoir?

Sur cette question, il a répondu : « Il n’y aucun problème du moment que je m’entends avec tout le monde. Il en va de même pour Mohsen Marzouk, le coordinateur général du mouvement ” Projet de la Tunisie”. »

Sur le débat à propos du statut de la Banque centrale, qui vient d’être adopté à l’ARP, il a souligné son importance, en précisant : « Bien que le nombre des députés présents soit minime, il n’est pas toléré qu’un parti au pouvoir s’abstienne de voter. Ceci va à  l’encontre des principes fondamentaux de la coalition. Toutefois, les députés sont libres de voter ou de ne pas voter. »

Qu’en est-il de la stratégie gouvernementale quant aux nouveaux axes de développement? Il s’agit d’une vision qui sera mise en place dans le plan quinquennal (2016-2020) qui prévoit l’adoption d’une série de mesures :

  • Appliquer la discrimination positive;
  • Développer l’emploi et employabilité;
  • Intégrer des éléments importants (promouvoir l’économie numérique ainsi que l’économie verte, pour créer des emplois).

D’autre part, au vu des discussions avec l’UGTT, il a indiqué : « Nous collaborons aussi bien avec l’UGTT, qu’avec les autres syndicats, mais aussi avec la société civile. »

Ses relations avec la présidence de la République

« Il n’y a aucun conflit entre la présidence du gouvernement et la présidence de la République. Nous travaillons en parfaite harmonie. D’ailleurs, j’ai une réunion, chaque lundi, avec le président de la République, durant laquelle, nous abordons différents sujets. »

Abordant la question des événements de Kerkennah, il a fait savoir : « Nous avons reçu des signalements selon lesquels le Front populaire et Hezb Tahrir seraient les instigateurs des heurts violents qui ont eu lieu dans cette île et nous comptons les remettre aux autorités concernées, avec preuves à l’appui, comme des photos, à titre d’exemple ».

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Il poursuit : « Concernant les contestations et les revendications, je n’ai pas une baguette magique pour résoudre en une seule fois tous les problèmes. Cela dit, ce qu’on a vécu comme attaques terroristes a pesé directement sur l’économie du pays. Cependant, quand on parle du chômage, ou encore des projets bloqués, je le redis une fois de plus, nous n’avons pas des solutions instantanées pour chaque difficulté. »

Quant aux caisses sociales, « il y a des discussions et des réunions en cours », a-t-il conclu.

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