Les patrons des universités privées en colère

Un rapport a récemment été présenté, lors d’une séance plénière au sein de  l’ARP, par le ministre de l’Enseignement Supérieur sur l’enseignement privé, dans lequel des accusations ont été adressées aux établissements privés concernant le non-respect des normes internationales relatives aux équipements et la dégradation de la qualité de la formation universitaire.  Quant à l’imposition par le ministère du statut d’entreprises à but non lucratif , cette décision pourrait, selon l’UTICA, conduire à la faillite de ces établissements et au licenciement de près de 500 enseignants universitaires et de milliers d’employés, outre le renvoi de 30 mille étudiants dont cinq mille étrangers.

Ce rapport a créé une polémique entre le ministère de l’Enseignement Supérieur et les propriétaires des établissements d’enseignement privé :

Mohamed Bouebdelli, fondateur du groupe d’enseignement privé Bouebdelli, nous a annoncé qu’il va porter plainte auprès du Tribunal administratif de Tunis contre  Chiheb Bouden, ministre de l’Enseignement Supérieur, notamment, à cause de son accusation adressée à certaines universités privées concernant la vente des diplômes.

De ce fait, M. Bouebdelli  n’a pas manqué de qualifier le ministre d’incapable de diriger son ministère et de ne pas tenir ses engagements. « Le ministre et son équipe doivent présenter le plus tôt leur démission. Sachant que des anciens dirigeants de l’ère du président déchu font toujours partie de l’administration et appliquent les anciennes méthodes ».   Il a rappelé, dans ce sens, qu’une réunion a eu lieu, le 16 juillet dernier, entre les propriétaires des universités privées et le ministre de tutelle, au cours de laquelle il a été décidé d’opter pour l’accréditation internationale et la présentation d’un plan détaillé visant à améliorer la qualité et le niveau de l’enseignement.

Dans le même ordre d’idées, Mohamed Damak, Directeur de l’Université privée Time, nous a précisé qu’actuellement le système de l’enseignement supérieur privé est soumis à deux politiques :  la première politique, imposée par le ministre de l’Enseignement supérieur, concerne l’imposition d’un quota de capacité d’accueil, et ce, en réaction à la grève des étudiants en ingénierie depuis le mois de janvier.

Une autre politique repose sur le système de contrat-programme qui vise l’amélioration de la qualité et du niveau d’enseignement. Ce système doit être, selon ses propos, appliqué au secteur privé.

Face à ces politiques, « nous sommes prêts à adhérer aux normes internationales, mais nous nous démarquons complètement du système de quota. La décision du ministre de l’Enseignement supérieur demeure inacceptable et est même surréaliste », a conclu M. Damak.

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