Tunisie : L’autorité de l’ Etat doit s’affirmer

Sous prétexte d’apaiser les tensions, avec pour objectif de mener sereinement les négociations sociales entre le syndicat général de l’Enseignement de base, la fédération générale de la Santé et les autorités concernées, le gouvernement a signé un accord avec l’UGTT, portant annulation de la décision du prélèvement de jours de grève sur les salaires des instituteurs, des agents de la santé, des directeurs des écoles primaires et leurs assistants.

A l’issue de cette annulation, Abdeljelil Bedoui, économiste et universitaire, nous a affirmé que le gouvernement est en train de prendre des décisions précipitées, touchant l’autorité de l’ Etat. « C’est un gouvernement qui ne tient pas à ses décisions prises auparavant, ce qui impacte négativement l’intérêt général du pays », souligne-t-il.

Dans le même sillage, Tarek Chérif, président de la ‪Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie ( CONECT ), nous a annoncé que dans une situation économique et sociale très difficile que connaît la Tunisie actuellement, cette annulation signifie que le gouvernement est en train d’être à côté de la légalité des choses, au moment où il faut appliquer la loi quelle que ce soit la partie, sinon on ne peut pas parler d’autorité de l’ Etat.

M. Chérif a assuré, en effet, que cette décision enverra de mauvais signaux et aura des répercussions néfastes sur l’intérêt du pays. « Il faut, donc, que les décideurs s’intéressent à l’avenir de la Tunisie », précise-t-il.

Interpellé concernant le Sommet de Carthage qui a réuni les trois présidents avec la présidente de l’UTICA et le Secrétaire général de l’UGTT, le président de la CONECT a indiqué qu’il n’a pas été invité à participer à cette réunion, alors que « la CONECT est active et joue un rôle important pour faire sortir le pays de la crise ».

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