Trois présidents et deux leaders sociaux au « Sommet de Carthage»

Recevoir Houcine Abassi, Wided Bouchemaoui, Mohamed Ennaceur et Habib Essid, ne peut être une réunion pour la galerie, ou une rencontre pour palabrer, ou parce que le chef de l’Etat n’a rien à faire ou qu’il s’ennuie dans son fauteuil. Force est de constater que ce qui ennuie sans doute le plus est la situation du pays trop fragilisée par le marasme économique : manque de productivité, dégâts inacceptables provoqués par les interminables troubles sociaux, menaces terroristes, IDE qui se raréfient, la rechute vertigineuse attendue dans le secteur du tourisme, etc.

Forcément pour le président de la République, l’heure est grave et appelle à l’action urgente. Pour ce faire, Béji Caïd Essebsi a réuni, mardi 18 août 2015 au palais présidentiel de Carthage, le chef du gouvernement, Habib Essid, le président de l’Assemblée des représentants du peuple ( ARP ) et les icônes des deux principales organisations patronale et ouvrière, respectivement Wided Bouchemaoui et Houcine Abbassi pour décider ensemble du sort du pays.

Manifestement, les solutions à toutes les questions évoquées lors de la réunion, ne sont pas à l’évidence, entre les seules mains du chef du gouvernement, Habib Essid, qui se retrouve déjà engagé dans un bras de fer social face à un syndicat qui n’est pas prêt à lâcher du lest.

La réunion, croit-on savoir, a été consacrée à l’écoute des différentes parties du Quintette, et s’est, semble-t-il, déroulée dans une atmosphère sereine trois heures durant. Les visages étaient graves, sombres et très concentrés comme s’ils avaient senti, cette fois, tout le poids de la gravité de la situation socio-économique du pays et le poids d’un vague sentiment de culpabilité peser sur leurs épaules.

Peut-être enfin, cette rencontre aurait permis à toutes les parties de travailler la main dans la main pour sortir le pays du calvaire social et économique où nous sommes tous embarqués.

En effet, à l’issue de la réunion, le chef de l’Etat a déclaré que « ce débat a permis d’échanger les idées et les positions concernant le terrorisme, les dossiers brûlants, notamment sur les plans économique et social, et la recherche de compromis et de consensus entre les différentes parties. »

Par ailleurs, le président de la République a précisé que le dialogue entre les parties se poursuivra, et qu’une seconde rencontre est prévue le 7 septembre prochain, pour annoncer des mesures qui pourraient sortir le pays de la crise dans laquelle il se débat.

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