Libye : Le Premier ministre a fini par jeter l’éponge

Démission surprise, hier soir, au cours d’une interview télévisée, du Premier ministre libyen reconnu par la communauté internationale, alors que des pourparlers de paix sont en cours aux Nations unies à Genève, sous l’égide de l’émissaire de l’ONU en Libye Bernardino Leon, qui tente d’arracher aux protagonistes un accord pour un gouvernement d’Union nationale.

Abdallah al-Theni, rappelle l’AFP,  dirigeait le gouvernement reconnu par la communauté internationale, tandis qu’à Tripoli un autre gouvernement est soutenu par une coalition de milices.

Durant l’interview télévisée, M. al-Theni a essuyé un feu de critiques de téléspectateurs sur l’incurie de son gouvernement, incapable d’assurer des services de base comme l’électricité, ou de mettre fin à l’insécurité dans les zones sous son contrôle. « Si ma démission est la solution, alors je l’annonce ici », a déclaré le Premier ministre, catégorique.

Rappelons que plus de trois ans après la chute du régime Kadhafi, la Libye, en proie au chaos, compte deux parlements- et deux gouvernements- rivaux, l’un basé à Tripoli, sous la coupe de la coalition de milices Fajr Libya et l’autre, dans l’est, le seul reconnu par la communauté internationale.

Les principaux acteurs sont réunis à Genève depuis hier, mardi sous l’égide de l’ONU, pour tenter de faire évoluer la situation politique. Selon l’agence AFP, l’émissaire des Nations unies en Libye a expliqué aux journalistes qu’il cherchait, dans les trois semaines à venir, à travailler avec toutes les factions libyennes pour affiner les annexes de l’accord conclu en juillet au Maroc et parvenir à la formation, début septembre, d’un gouvernement d’Unité nationale.

 

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