Algérie : Bouteflika ne badine pas avec sa sécurité personnelle

Le couperet est tombé : suite à la tentative d’intrusion dans la résidence médicalisée du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Zeralda près d’Alger, l’appareil sécuritaire a été sanctionné par des changements brutaux, rapporte notre confrère parisien, Jeune Afrique.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, vers 4 heures du matin, au moins trois hommes ont tenté de s’introduire dans la résidence médicalisée de Zeralda, sur le littoral ouest d’Alger, où habite Abdelaziz Bouteflika. Repérés par les membres de la garde présidentielle, qui ont fait usage de leurs armes, les assaillants se sont repliés dans la forêt qui borde le complexe.

S’agit-il d’une tentative d’attentat contre le chef de l’État ? S’interroge la même source, le rapport reçu par le président algérien plus tard évoque une « tentative d’intrusion » sans traces de « douilles ». Les sanctions sont tombées dans l’immédiat : les patrons de la Garde républicaine et de la Direction générale de la sécurité et de la protection présidentielle (DGSPP) sont limogés.

A l’occasion, Abdelaziz Bouteflika signe un décret non publiable rattachant la DGSPP – une structure du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) dont les missions dépendaient de la Présidence de la République – à l’état-major de l’armée.

De plus, le chef de la Direction de la sécurité intérieure (DSI, contre-espionnage), le général Ali Bendaoud, pourtant ami et serviteur loyal des Bouteflika depuis de longues années, a fait les frais de l’ire présidentielle : il a été remercié et mis à la retraite sans la moindre explication.

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