Tunisie : La diplomatie, vecteur de la relance économique

La diplomatie économique a été au centre des débats de la conférence annuelle des ambassadeurs (Les 28 et 29 juillet 2015). L’objectif de la conférence  cette année  : comprendre comment la diplomatie tunisienne pourrait apporter une meilleure contribution – par rapport à ce qui a été fait jusqu’à présent – afin de relever les défis en question?

Rencontré à cette occasion, Yacine Brahim, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a fait savoir que  la diplomatie doit être au service de l’image du pays parce que les échanges économiques, socio-économiques et culturels restent basés sur une bonne connaissance des pays.

Sur le plan de la coopération internationale, le ministre a précisé que les ambassadeurs ou les consuls jouent un rôle économique très important. Ils doivent garder des bonnes relations avec les investisseurs étrangers et les pays partenaires.

Interpellé par leconomistemaghrebin sur comment  faire de la Tunisie un hub économique entre l’Europe et l’Afrique, le ministre a indiqué que la proximité de la Tunisie de l’Europe est un important atout. L’Europe est à une journée de bateau. Les pays européens sont les premiers investisseurs en Tunisie, mais il faut aussi élargir nos relations avec les pays africains, un marché à fort potentiel pour l’économie tunisienne et les entreprises exportatrices tunisiennes.

Quant aux défis à relever sur les cinq prochaines années, M.Brahim a rappelé qu’il faudrait diversifier les marchés économiques, que ce soit les exportations, les investisseurs qui viennent en Tunisie. “Cette diversification passe par une bonne compréhension et l’établissement d’une stratégie concernant l’Afrique et d’autres pays comme la Chine, l’Inde qui sont quand même l’avenir de 2050 qui seront parmi les trois puissances du monde“, a-t-il précisé.

Pour le ministre des Finances, Slim Chaker, la diplomatie ne peut être qu’au service de l’économie. Nous avons une économie très ouverte sur les marchés extérieurs. La fameuse loi 62-72 en 1972 a été créée dans ce sens. Les missions diplomatiques tunisiennes sont appelées à promouvoir davantage la nouvelle Tunisie, une Tunisie libre qui a réussi sa transition démocratique et essayer de redorer l’image de la Tunisie suite aux terribles attaques terroristes du Bardo et de Sousse.

Et d’ajouter : “Il y a tout un travail de communication à faire. Promouvoir l’image du pays auprès des investisseurs en leur disant que maintenant il faudrait investir en Tunisie qui restera un pays d’accueil et riche en ressources humaines. Les différents Success stories des compétences tunisiennes à l’étranger pourraient dans ce sens servir de témoignage sur la réussite des ressources humaines tunisiennes. La diplomatie est capable de stimuler la croissance économique”.

Et d’ajouter : “Ce n’est pas facile d’expliquer aux pays tiers que la Tunisie est un Etat moderne et un pays de tolérance”. Toutefois, le ministre des Finances n’a pas manqué de souligner que le défi sécuritaire et les enjeux sociaux sont de grands défis à relever”.

Pour Taher Chérif, ambassadeur de la Tunisie en Bruxelles, la diplomatie tunisienne a été toujours une diplomatie économique. quand on voit les grands projets, on peut avoir une idée sur l’effort consenti par la diplomatie tunisienne. “Nos efforts sont ésentiellement orientés vers le développement des relations économiques”, a-t-il affirmé. 

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