La diplomatie économique est un axe fondamental du travail de nos chancelleries à l’étranger

Notre diplomatie économique saura-t-elle être effective, concrète, efficace et contribuer à aider à la relance économique tant attendue ? C’est à ces questionnements et à bien d’autres que Taieb Baccouche, ministre des Affaires étrangères, a répondu dans l’interview accordée en exclusivité à l’Economiste Maghrébin. La version intégrale de l’interview a été publiée sur les colonnes de notre magazine n°633 disponible dans les kiosques. 

L’Economiste Maghrébin : La conférence annuelle des ambassadeurs est placée sous le signe de la diplomatie économique. Quelles sont vos attributions et vos ambitions en la matière, sachant que le concept même de diplomatie économique englobe la coopération internationale, le commerce extérieur, le tourisme ? Ne peut-on concevoir une meilleure articulation de ces départements avec le ministère des Affaires étrangères ? En France, ils font partie de ses attributions et de ses compétences.

Taieb Baccouche : La conférence des chefs de postes diplomatiques et consulaires de cette année est d’une importance cruciale, si on prend en considération la conjoncture internationale et régionale qui règne actuellement et qui est marquée par la multiplication rapide des défis, au double plan économique et sécuritaire.

C’est pour cette raison que la conférence sera axée sur ces deux questions, pour voir comment notre diplomatie pourrait apporter une meilleure contribution – par rapport à ce qui a été fait jusqu’à présent – afin de relever les défis en question.

Il est vrai que la diplomatie économique englobe, entre autres, les secteurs du commerce extérieur, du tourisme et de la coopération internationale, mais soyez rassurés quant à la parfaite coordination qui existe entre les différents départements ministériels techniques et le ministère des Affaires Etrangères qui a une vue d’ensemble et qui joue le rôle de coordinateur et d’interlocuteur avec nos partenaires étrangers.

Cette coordination porte sur tous les volets de la diplomatie économique à laquelle nous allons accorder, bien évidemment, une plus grande importance et une plus large visibilité.

En matière de diplomatie économique, si nécessaire aujourd’hui pour rallumer les moteurs de la croissance économique, quelle politique allez-vous mettre en œuvre pour doter toutes nos chancelleries à l’étranger d’attachés commerciaux ou de conseillers à l’export, etc. ?

Je voudrais rappeler que la diplomatie économique est un axe fondamental du travail de nos chancelleries à l’étranger. Ainsi, un ou plusieurs diplomates, selon l’importance du poste, sont chargés uniquement de la gestion de ce dossier et des contacts avec les milieux économiques et les associations professionnelles du pays d’accréditation.

Pour cette raison, une formation spécifique est accordée à nos diplomates avant qu’ils n’entament leurs missions à l’étranger et d’une manière périodique, et ce, en coordination avec les institutions tunisiennes spécialisées, tels que le CEPEX, la FIPA et l’ONTT. Par ailleurs, nos missions diplomatiques et consulaires coordonnent étroitement leurs activités avec les représentations économiques tunisiennes à l’étranger, concernant toutes les actions promotionnelles et d’encadrement de nos hommes d’affaires.

Sur la base de l’évaluation périodique du travail de nos missions diplomatiques et consulaires, nous allons prendre les meures nécessaires pour améliorer leur rendement et apporter les corrections qui s’imposent afin qu’elles contribuent directement à la mise en œuvre de la politique du gouvernement et de ses priorités en matière de relance de l’économie nationale et d’impulsion des exportations et des investissements étrangers. Notre vision est que la diplomatie tunisienne soit au service du développement global de notre pays.

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