Polémique autour de la recapitalisation des banques publiques

Hier la commission des finances à l’ARP s’est penchée sur la crise financière des banques et les solutions à apporter. Le niveau des fonds des banques publiques en vue de leur recapitalisation fait débat parmi les députés.

Interpellé par leconomistemaghrebin, le vice-président de la commission des Finances, Mohsen Hassen, reconnaissant que le système bancaire connaît des difficultés, précisant : “Ce système souffre d’un certain nombre de problèmes conjoncturels structurels, en commençant d’abord par le faible niveau des fonds propres, la bonne gouvernance, la motivation du personnel, le manque d’utilisation des TIC ”.

Pour lui, la solution réside en la recapitalisation de la banque tunisienne, accompagnée d’ une mise à niveau intégrale du système bancaire et financier.

Cependant, précise-t-il, la recapitalisation n’est qu’une partie de la solution. Il faut également se tourner vers la capitalisation boursière qui reste faible, d’autant que les sociétés à capital risque jouent un rôle fondamental en matière de financement de l’économie. D’où la nécessité de les doter des fonds nécessaires. Et de poursuivre: “Il faut surtout revoir la réforme du système bancaire dans sa globalité pour le développement d’un système financier performant et compétitif.”

Ajoutant à cela : “Restructurer les banques publiques et puis peut-être songer à une fusion des trois banques pour donner naissance à une banque nationale géante avec un partenariat public privé..”.

Et de continuer : “ Aujourd’hui, nous avons besoin d’une banque qui accompagne l’entreprise tunisienne pour s’installer ailleurs. Le cas marocain pourrait servir de modèle : les banques marocaines participent au financement de l’économie dans leur pays et à l’étranger.  Dans le cas de la Tunisie, il serait  bon d’assurer la fusion de la BTS et de la BFME pour créer des petites banques nationales capables de financer les petites et moyennes entreprises.”

Un argument de poids pour Mohsen Hassen : “On aura donc deux pôles bancaires dédiés au financement des PME et un pôle bancaire qui accompagnera le secteur économique à l’échelle internationale. Il faut bien sûr disposer d’ un système financier performant,  géré par des privés”.

Cependant, la question principale demeure : y a-t-il un moyen de financer ces banques sans recourir au budget de l’Etat ? Voilà une solution pour une sortie de crise, a-t-il commenté.

Interrogé sur la possibilité d’investir en Afrique subsaharienne, un nouveau territoire de conquête, le vice-président a affirmé : “L’Afrique, pour nous, il s’agit de l’une des pistes et l’une des solutions envisageables pour le développement du système bancaire pour accompagner l’entreprise tunisienne de s’implanter ailleurs surtout en Afrique”.

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