Tunisie – terrorisme : divergences sur la définition du « takfir »

La menace de mort contre un camerman d'une chaîne privée

L’adoption  du PDL n° 22 /2015 relatif à  la lutte contre le terrorisme et la répression du blanchiment d’argent a été reportée à lundi prochain, et ce, pour l’élaboration d’un texte relatif au « takfir » et à l’incitation au meurtre.

Les débats entre les membres de la Commission de la législation générale ont été marqués par la divergence des avis sur la formulation d’un article relatif au « takfir ». Intervenant aux débats, Mongi Rahoui, député du Front populaire, a précisé que le « takfir » encadre et régit les actions terroristes suicides et qu’ainsi le terrorisme se base sur le « takfir ». Et d’ajouter qu’il peut y avoir « des groupes civils qui portent un hymne de « takfir » ». « Je pense que le « takfir » et l’incitation à la violence  sont synonymes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit.

Le député du Mouvement Ennahdha, Samir Dilou,  a, de son côté, proposé de procéder à des recherches sur le « takfir ». « La question n’est pas aussi simple. Il va y avoir une concurrence entre le législateur et le magistrat concernant ce qui peut être considéré comme « takfir » ou pas. Nous sommes devant des dispositions pénales et la notion de « takfir » est difficilement définissable », explique-t-il.

Noureddine Bhiri du bloc parlementaire d’Ennahdha a quant à lui demandé de reporter le débat sur cette question. « Ce projet de loi est à 99% fondé sur la notion du « takfir », c’est la pierre angulaire, on ne peut la liquider aussi  facilement », a estimé M. Seddik, député du FP.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here