Grèce : le Grexit n’aura pas lieu

©Reuters

L’Europe a poussé un grand ouf de soulagement : toute la nuit de dimanche, les chefs d’Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro ont poursuivi leurs tractations, pour tenter de trouver un compromis permettant de maintenir la Grèce dans l’euro, à l’approche d’une réunion cruciale de la Banque centrale européenne.

A l’aube de ce lundi matin, relate l’agence AFP, un accord « unanime » pour négocier un troisième plan d’aide à la Grèce a été conclu, évitant in extremis une sortie du pays de la zone euro.

Si le texte soumis au petit matin ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dans un projet des ministres des Finances, la menace reprenait corps au fil des heures. D’autant qu’une fois l’accord conclu, le gouvernement de la gauche radicale d’Alexis Tsipras aura fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l’austérité et les diktats des bailleurs de fonds.

Or, les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont encore plus sévères que celles qui ont été rejetées massivement par 61 % des électeurs lors du référendum du 5 juillet. Pour se garder une marge de manœuvre, Alexis Tsipras a dû se rapprocher de l’opposition, au prix de dissensions internes dans son parti Syriza, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here