Tunisie – BCT : plus de 61 milliards de dinars d’encours des crédits en 2014

Les établissements de crédit ont continué à financer les différents opérateurs en dépit de la conjoncture économique et sociale difficile que connait la Tunisie, selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie ( BCT), remis le 7 juillet par le Gouverneur Chedly Ayari au Président de la République et au Chef du Gouvernement.

De ce fait, l’encours des crédits consentis par le système financier à l’économie a atteint 61,4 milliards de dinars en 2014, soit une hausse de 7,4% par rapport à l’année 2013.

Le taux d’évolution des crédits aux professionnels a connu, de son côté, une progression pour la deuxième année consécutive.

Toutefois, l’encours des crédits accordés aux entreprises et aux professionnels a enregistré 43,9 milliards de dinars, dont 24 milliards de dinars à court terme.

Le secteur des services s’est taillé la part du lion avec 25,9 milliards de dinars (+7%) dont quatre milliards de dinars au profit des hôtels et restaurants, suivi du secteur de l’industrie (15,9 milliards de dinars, +7,2%).

S’agissant du secteur de l’agriculture et pêche, il a bénéficié de deux milliards de dinars seulement, soit un accroissement de 9,4%.

La même source a dévoilé que la hausse de 7,2% de l’encours des crédits accordés aux entreprises et aux professionnels est due à la hausse de 8,8% des crédits dispensés aux entreprises privées.

Pour l’encours des crédits accordés aux entreprises publiques, il a baissé de 8,6%. Cette baisse est due aux remboursements effectués par la société Tunisie Autoroute et la STIR, ainsi qu’à la prise en charge par l’Etat des dettes bancaires de la société El Fouledh.

La BCT a, par ailleurs, démontré que les banques publiques ont financé des entreprises et des professionnels à hauteur de 16,2 milliards de dinars, soit 36,8% des crédits consentis à fin 2014.

En ce qui concerne l’endettement des particuliers auprès des banques, il a affiché 17,4 milliards de dinars en 2014 contre 16,1 milliards de dinars en 2013, soit une progression de 7,9% causée par le ralentissement du rythme d’évolution des crédits au logement et d’aménagement.

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