Grèce : le FMI dans ses petits souliers

Après la victoire massive du « non » au plan de réformes qu’il avait concocté avec les autres créanciers de la Grèce, le FMI aborde les négociations avec la Grèce avec un double souci : arracher un compromis et récupérer l’argent prêté au pays.

La directrice générale Christine Lagarde a sobrement réagi aux résultats du référendum : « Nous nous tenons prêts à aider la Grèce, si on nous en fait la demande ».  Or, les Européens ont-ils encore envie de voir l’institution de Washington prendre place à la table des négociations ? Les Grecs ont déjà clairement répondu, en faisant porter au FMI une responsabilité « criminelle » dans les cures d’austérité qui ont fait chuter leur PNB de 25 % en cinq ans.

Critiqué de toutes parts, analyse l’AFP, le FMI peut toutefois encore jouer le rôle de « faiseur de paix » entre Bruxelles et Athènes, au moins par défaut.

Pour renforcer son rôle dans les négociations, le FMI serait contraint de montrer l’exemple sur la dette grecque, en donnant un peu d’air à Athènes. La Grèce a déposé une demande de délai de paiement sur laquelle le Fonds se prononcera prochainement. Positivement ?

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