Mouldi Jendoubi : oui pour l’état d’urgence à condition qu’il ne lèse pas les libertés

Contacté par leconomistemaghrebin.com, au sujet de l’état d’urgence décrété par le président de la république à partir du 4 juillet, le Secrétaire Général Adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Mouldi Jendoubi a indiqué qu’il ne croit pas que l’état d’alerte peut influencer le déroulement des négociations sociales.

A cet égard, il a rappelé que l’annonce de l’état d’alerte fait partie des prérogatives du président de la république qui pourrait l’utiliser quand existe un danger menaçant l’intégrité du territoire tunisien : « A l’UGTT nous faisons la part des choses entre les négociations sociales qui est une chose et l’état d’urgence qui en est une autre » dit-il.

Mouldi Jendoubi a estimé, dans le même contexte, que l’état d’urgence ne doit pas léser les libertés individuelles et collectives : « A part cela, nous n’avons aucune réserve sur l’état d’urgence surtout que le pays est en guerre contre le terrorisme », précise-t-il.

« Nous espérons qu’après la fin de l’état d’urgence, une évaluation sera faite de l’efficacité de cette procédure et à partir de cette évaluation, on comprendra s’il y a nécessité ou non pour le renouvellement de l’état d’urgence », indique-t-il.

Revenant sur les négociations sociales, Mouldi Jendoubi a rappelé qu’elles sont en cours et concernent les négociations sociales de 2015-2016 : « Les négociations trébuchent pour le moment et une réunion se tiendra vendredi prochain avec la commission 4+4, au palais du gouvernement et nous espérons que le gouvernement nous comprendra», affirme-t-il.

Mouldi Jendoubi a indiqué que le contexte général qu’a vécu le pays après l’attaque du Bardo et celle de Sousse a incité le gouvernement à ralentir les négociations : « En ce qui nous concerne, nous tenons aux augmentations salariales et nous voulons qu’elles soient suffisantes pour les ouvriers qui ont vu leur pouvoir d’achat se dégrader .Il n’est pas question d’annuler les négociations sociales même dans ce contexte d’état d’urgence », conclut-il.

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