Victoire du «non» à 61.31%

Au lendemain de la victoire historique du « non » au référendum sur les propositions des créanciers d’Athènes, le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a annoncé, ce lundi, sa démission.

Ainsi, analyse l’AFP, Alexis Tsipras a pris la décision de sacrifier ce collaborateur qu’il avait jusqu’ici soutenu contre les critiques de ses partenaires européens. Le départ du ministre des Finances semble être un geste du premier chef d’un gouvernement de gauche radicale en Europe à l’égard de ses créditeurs, avant le sommet franco-allemand à Paris.

Ce choix d’Alexis Tsipras, fort de la victoire du « non » à 61,31 % au référendum sur les propositions des créanciers, intervient à quelques heures d’une rencontre à Paris entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, alors que plane l’incertitude sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Athènes est fermement convaincue que les négociations sur les réformes et les mesures budgétaires, débattues avec l’UE et le FMI depuis cinq mois, peuvent reprendre dès lundi.

La situation est d’autant plus urgente, rappelle l’AFP, que la Grèce n’a plus d’argent, ses banques sont fermées depuis une semaine et fragilisées par les récents retraits massifs de Grecs anxieux. Tous les regards sont tournés vers la BCE qui depuis plusieurs jours a consenti à maintenir en coma artificiel les banques du pays, au moyen de prêts d’urgence.

Mais les Grecs ont semblé dépasser leur anxiété pour dire le « grand non » espéré par Alexis Tsipras aux créanciers, qui exigent des réformes très dures de la Grèce depuis 2010, en échange de 240 milliards d’euros de prêts ou de promesses de prêts, qui ont porté la dette grecque à près de 180 % du PIB.

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