Tunis «La loi anti-terrroriste doit être adoptée en urgence»

Kef

Le parti Al Massar a organisé, vendredi 27 février, une conférence de presse sur le thème “La loi anti-terroriste”, et le débat a porté sur des approches de cette loi.

Présent lors de cette conférence, le secrétaire général du parti, Samir Bettaieb a expliqué les causes du report de cette loi: «Quand nous étions à l’assemblée, nous nous étions opposés à la décision du président à l’Assemblée de l’époque Mustapha Ben Jaafar de reporter les discussions de la loi anti-terroriste à après les élections. Et voilà où nous en sommes aujourd’hui, l’adoption de cette loi est en effet reportée”.

Il a également déclaré que d’autres textes législatifs devraient être traités en urgence car les Tunisiens les attendent impatiemment, regrettant que d’autres lois qui n’aient pas été adoptées. Et d’ajouter : “ Les Tunisiens attendent à ce jour, mais ce qui est encore plus désolant c’est que nous nous disputons en ce moment sur qui va présider la commission des Finances, ce qui ne fait absolument pas partie des priorités des Tunisiens. Pour ma part, il faut que la commission des Finances revienne au Front Populaire et ceci conformément aux textes juridiques, d’autant plus que Mongi Rahoui, était le vice président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale constituante et qu’il a une grande connaissance du rôle de la commission”.
M. Bettaieb a fait remarquer qu’une grande majorité se dit pour l’application de la loi anti-terroriste qui date de 2003, mais il y a aussi plus d’un tiers des juristes qui ne veulent en aucun cas l’appliquer et ils attendent une réforme de cette loi. Il en de même des sécuritaires qui sont inquiets.

Par ailleurs, la députée Salma Baccar est revenue sur le projet de la loi anti-terroriste qui est resté deux ans en débat au sein du comité des consensus de l’ANC, dont elle était membre. “Nous avons beau avancer, chaque fois nous reculons de deux pas durant les séances plénières. Pourquoi ? Parce que il y avait toute une philosophie qui dominait une grande partie de l’Assemblée nationale constituante… Parfois je me pose la question de savoir si l’adoption de cette loi serait utile pour lutter contre le terrorisme ou si elle est faite sur mesure pour protéger les terroristes au nom des droits et libertés”, s’insurge-t-elle. Et de continuer : “ Si on n’est pas arrivé à adopter cette loi, pour nos soldats, pour les Tunisiens, après les assassinats d’hommes politiques comme Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, c’est en raison du jeu des équilibres de pouvoir au sein de l’ANC”.
L’adoption d’une nouvelle loi est essentiellement une demande des forces de sécurité et des Tunisiens qui se sentent en danger avec la présence de Daech qui se reproche de nos frontières. Nous sommes plus qu’inquiets, ajoute-t-elle. Avant de conclure qu’il faut, selon elle, tout recommencer depuis le début.

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