Tunisie – Syrie : Rafik Abdessalem accable Moncef Marzouki

« J’étais contre la décision prise à l’époque par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, de rompre les relations diplomatiques avec la Syrie », a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, qui a , pour la première fois, abordé cette « bavure diplomatique », dans la soirée d’hier, sur la chaîne privée Nessma TV.

« J’avais un devoir de réserve de par ma responsabilité gouvernementale. Aujourd’hui, je me sens plus libre. Un massacre a été perpétué contre des civils suite à des bombardements qui ont fait plus de 200 morts et des centaines de blessés au mois de février 2012 dans la ville de Homs, en Syrie, à la veille des célébrations de la fête du Mouled. Le président de la République nous avait adressé un communiqué pour déplorer ce massacre. Au ministère des Affaires étrangères, nous avons applaudi des deux mains. Dans le communiqué, le président voulait la rupture des relations avec Damas. Nous avons refusé cela, nous avons barré cette phrase. Moi même j’ai argué du fait que c’était une position précipitée. Par la suite, j’ai été surpris d’apprendre la décision de rupture des relations diplomatiques avec la Syrie », conclut R. Abdessalem.

Rappelons qu’en 2012, l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, avait annoncé l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Une décision vivement contestée en Tunisie, car jugée « précipitée » pour ne pas dire prise « sur un coup de tête ».

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