Tunisie – ENIT : les futurs ingénieurs protestent

Enit-Tunise-grèveLa décision du Ministère de l’Enseignement supérieur de permettre aux étudiants de la formation professionnelle d’intégrer les écoles d’ingénieurs n’est pas passée inaperçue pour les futurs ingénieurs.

En effet, les étudiants de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) ont entamé, aujourd’hui, une grève ouverte. Ils demandent à ce que le ministère revienne sur sa décision qui permet en fait à des personnes qui n’ont pas obtenu le Bac d’accéder aux écoles préparatoires.

Il convient de rappeler que pour accéder aux écoles préparatoires, le bachelier doit avoir obtenu son Bac avec mention, ce qui n’est pas le cas de l’élève qui a emprunté la voie de la formation professionnelle.

1 COMMENTAIRE

  1. Messieurs les journalistes, ce n’est pas çà la cause majeure pour laquelle les ingénieurs et futurs ingénieurs tunisiens font la grève, c’est plutôt l’absence de critères de sélection des candidats aux écoles d’ingénieurs privées, chose qui rendrait possible à une personne n’ayant pas le bac et intégrant la faculté grâce à cette décision ministérielle d’intégrer plus tard une école privée et obtenir un diplôme d’ingénieur grâce à son fric. S’il vous plait ne détournez pas notre cause, ce n’est pas l’annulation de cette décision ministérielle qui résoudra nos problèmes, mais un cahier des charges imposé aux écoles privées (et publiques aussi s’il le faut) définissant un minimum de critères de sélection des candidats ainsi qu’un niveau minimum des infrastructures, des programmes, et du staff enseignant. Aujourd’hui un ingénieur en Tunisie peut accepter le salaire minable de 400 et 300 dinars par mois à cause de l’immersion du secteur d’ingénieurs bien au dessous du niveau minimal requis (et les industriels ne sont pas moins coupables en profitant de cette médiocrité en mettant des ingénieurs à des postes de techniciens, voire d’ouvriers sur-qualifiés), et l’augmentation vertigineuse du nombre des diplômés par an sortis sans contrôle d’institutions n’ayant d’une école d’ingénieur que le prestige du nom. Bref, il est temps de mettre la législation dans notre faveur, et arrêter l’hémorragie de la fuite de nos cerveaux, ou leur destruction lente par désespoir.

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