Tunisie : Vérité et Dignité ne riment pas avec rancune et agressivité !

Photo Ettounsia

La présidente de l’Instance Vérité et Dignité ( IVD ), Sihem Ben Sedrine, était hier l’invitée du plateau de la chaîne privée Al Hiwar Ettounssi pour parler de l’incident survenu vendredi dernier quand elle a essayé d’accéder aux archives présidentielles, afin de les acheminer au local de l’Instance.

En présence du doyen Sadok Belaïd, d’ Adel Maïzi, un membre de l’Instance et du secrétaire général du syndicat de la sécurité présidentielle, S. Ben Sedrine a voulu expliquer la bonne foi de l’Instance à vouloir déplacer les archives à cette date qui coïncide avec la passation des pouvoirs de la Présidence de la République.

La présidente de l’IVD a relaté les détails de l’incident de vendredi dernier – quand la sécurité présidentielle lui a interdit l’accès aux archives  – expliquant qu’elle était bien dans son droit. Ce à quoi a répliqué le doyen Sadok Belaïd, en s’appuyant sur des lectures et des interprétations des lois, que Mme Ben Sedrine n’avait pas le droit de procéder de la sorte et de transporter les archives nationales.

A la question qui concerne les camions de transport fournis par le ministère de la Défense nationale, la présidente de l’IVD a indiqué qu’elle n’a pas appelé Ghazi Jeribi, ministre de la Défense Nationale, pour lui demander les camions mais qu’elle lui a envoyé un « SMS »…

A l’arrivée de Ridha Mellouli, journaliste et ancien membre de la Chambre des conseillers de Ben Ali, l’ambiance a connu une forte tension. En effet, irritée par les critiques du journaliste quant à l’Instance, Sihem Ben Sedrine a  cédé à la colère : elle a traité les journalistes et les hommes de médias de non-professionnels, en demandant « un nettoyage du secteur », allant jusqu’à traiter l’écriture du journaliste de « mercenaire ». Face à cette agressivité, Ridha Mellouli a rétorqué que la présidente de l’IVD « manquait de politesse ». C’était la goutte qui a fait déborder le vase : tout en reprochant à l’animateur d’ inviter des personnes « d’un aussi bas niveau », Sihem Ben Sedrine a quitté le plateau, suivie de Adel Maïzi. Les tentatives du doyen Sadok Belaïd de faire revenir la présidente de l’IVD sur le plateau ont été vaines…

Les interventions de madame la présidente de l’Instance Vérité et Dignité étaient brèves et peu pertinentes quant à ses véritables motivations et intentions. Elle s’est en somme concentrée sur la forme sans parler du vrai fond de l’histoire. Tout au long de l’émission, elle a essayé tant bien que mal de se contrôler mais sa gestuelle changeait au fur et à mesure qu’elle se faisait critiquer par les autres invités. Cette Instance est d’une importance extrême pour l’Histoire de notre pays, les affaires qu’elle traite concernent des personnes ayant subi des tortures de la part de l’Etat. Est-il donc normal que la personne qui la préside ait un esprit aussi vindicatif que cela à l’encontre de cet Etat ?

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