Les élections tunisiennes dans la presse algérienne

Le Courrier d’Algérie : la Tunisie s’apprête à tourner la page

Sous ce titre, le Courrier d’Algérie écrit que les Tunisiens s’apprêtent à s’exprimer par les urnes sur des échéances électorales déterminantes pour l’avenir de leur destin et des institutions de leur pays. En l’espace de plus d’un mois, ils sont conviés à élire leur parlement et leur futur président, lors des scrutins, respectivement prévus les 26 octobre et 23 novembre prochains.

Deux rendez-vous électoraux qui mettront fin à près de quatre années de transition, sous le règne de la Troïka et une Constituante à majorité islamiste que conduisait le parti d’ Ennahdha. Période qui a vu la Tunisie basculer dans la violence, l’intolérance et des actes terroristes, notamment par l’assassinat de deux leaders de l’opposition du mouvement populaire de la gauche tunisienne, les martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

Aux conditions politico-sécuritaires difficiles qui ont marqué cette période de transition, s’est ajoutée la situation socioéconomique des Tunisiens, tout aussi difficile, notamment par la hausse du chômage et la baisse de la croissance économique.

La majorité des Tunisiens voient en ces deux rendez-vous électoraux, notamment celui des législatives, un tournant important au regard des difficultés et de la complexité qui ont marqué la période de transition.

D’autant plus que la bataille électorale s’annonce «féroce» entre les candidats, dont les discours électoraux diffèrent sur la forme pour beaucoup d’entre eux, laissant les différences fondamentales apparaître entre les programmes des poids lourds de la scène politique.

Les scénarios et les prévisions vont bon train, notamment à quelques jours de la tenue des législatives qui verront l’élection des parlementaires et le retour à la vie institutionnelle certes, même si l’impact de la phase de transition demeure. Ils ne perdent pas de vue non plus la présidentielle qui est tout aussi déterminante.

La bataille sur la voie des urnes entamée pour tourner la page à quatre ans de transition et aller vers l’édification des institutions et la consolidation de la démocratie est un processus à promouvoir et à enraciner, au-delà des échéances électorales.

El Watan : Ennahdha et Nidaa Tounes provoquent une bipolarisation du champ politique

Le journal algérien El Watan écrit le 11 octobre qu’au bout d’une semaine de campagne, la présence sur le terrain des partis politiques et des listes indépendantes traduit déjà un déséquilibre flagrant des forces en place, largement en faveur d’Ennahdha et Nidaa Tounes.

Laquelle situation impose des interrogations sur les raisons empêchant les candidats des autres formations de percer au sein des masses d’électeurs. Il suffit de passer devant les emplacements destinés à la publicité électorale pour constater que plus de la moitié des cases sont vides et ceci ne concerne pas uniquement les endroits isolés et éloignés du centre-ville.

Comme cela a été constaté dès le premier jour de la campagne électorale, les islamistes d’Ennahdha et les sympathisants de Nidaa Tounes sont les partis les plus en vue sur le terrain.

De par l’importance de la présence des citoyens dans les meetings populaires organisés par Ennahdha et Nidaa Tounes, il est clair que ces deux partis font la course en avant. Nidaa Tounes est en train d’envahir les bastions traditionnels d’Ennahdha. Ce dernier essaie de faire de la résistance. La bipolarisation se confirme. Mais dans quel ordre ?

Le journal « Liberté » : un début de campagne laborieux

De son côté le journal Liberté titre : Tunisie, un début de campagne laborieux; ajoutant qu’avec un ton unique et un discours presque uniforme, le Tunisien, appelé à élire son Parlement dans moins de trois semaines, votera “lambda”.

Seule l’idéologie semble pouvoir départager les candidats qui, on le sait, sont partagés entre le modernisme que promettent les partis démocrates et le traditionalisme cher au parti islamiste et ses satellites et décrié par certains candidats de la gauche.

Cependant, la “guerre” a dépassé le verbe, dès l’ouverture de la campagne électorale, samedi, les divers candidats ou leurs partisans sont passés aux actes physiques.

De tels actes se sont reproduits dans diverses régions du pays où ont été enregistrés des affichages abusifs ou des affiches déchirées, donnant du fil à retordre à l’ISIE (Instance supérieure indépendante des élections).

Qu’elle soit saine ou délétère, la compétition ne semble pas s’élever au niveau des campagnes électorales organisées dans les pays à longue tradition démocratique. Les débuts sont toujours difficiles et l’apprentissage est dur, se résignent à dire aussi bien les citoyens que les politiciens censés les encadrer.

Au plan sécuritaire, le département de l’Intérieur s’évertue à assurer la sécurité du scrutin par tous les moyens. Les unités de la police et de la garde nationale ou de l’armée veillent au grain. La prévention est de mise.

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