Les élections tunisiennes dans la presse algérienne

Le journal El Watan : « Qui succédera aux islamistes d’Ennahdha ? »

Sous le titre : « Qui succédera aux islamistes d’Ennahdha ? », le journal algérien El Watan écrit : « La présence de la femme est fort remarquée parmi les militants des partis de l’actuelle opposition comme Nidaa Tounes, Al Massar, le Front populaire ou Afek Tounes. Elles sont très présentes dans les activités de ces partis. « Cette présence féminine est dans la lignée des manifestations de 2013 qui ont abouti à la Constitution actuelle et au départ du gouvernement de la Troïka », explique l’enseignante universitaire Iqbal Gharbi. « La femme tunisienne est en train de défendre le rôle qui est désormais le sien dans la société», poursuit-elle.

«Regardez  les photos, il n’y a pas de femmes parmi les militants d’Ennahdha qui procèdent à l’affichage. Par contre, il y a plein de femmes dans les autres partis. Cette présence de la femme constitue l’une des différences fondamentales entre le modèle sociétal défendu par Ennahdha et celui de l’opposition», souligne fièrement l’universitaire. Elle conclut : « Nous essayons de préserver et de développer les acquis de la femme, obtenus depuis 1956 et le code du statut personnel ».

Le parti Ennahdha parviendra-t-il à résister, surtout qu’il traîne deux années de mauvaise gouvernance ?

Le journal  Liberté  : les craintes de la bipolarisation semblent se justifier

De son côté le journal Liberté écrit que les craintes de ceux qui craignent la bipolarisation semblent se justifier. Le démarrage, samedi, de la campagne électorale des législatives leur a donné raison. Mis à part les deux grands partis, Ennahdha et Nidaa Tounes, les autres étaient encore inscrits aux abonnés absents. Les deux grands ont pris la campagne à bras-le-corps. Dans la nuit de samedi à dimanche, quelques minutes seulement après zéro heure, les deux grands étaient déjà sur le terrain, soit pour distribuer des tracts électoraux soit placarder leurs affiches, sans compter les signes de fête qu’ils ont donnés à leur campagne. Celle-ci durera trois semaines et mettra en compétition 1326 listes qui briguent, le 26 octobre, 217 sièges à la prochaine Assemblée du peuple. Au ministère de l’Intérieur, tout a été mis en place pour assurer la sécurité de l’opération électorale. 50 000 agents veilleront au bon déroulement du scrutin, annonce le département de l’Intérieur. N’empêche que cette campagne s’annonce chaude et des partis, ont entamé leur campagne de dénigrement, tel le Front populaire. Celui-ci a déjà annoncé qu’il ne reconnaîtra pas les résultats de ces législatives, si elles ne lui accordaient pas une représentation qui corresponde à son poids dans la rue.

Le journal  L’Expression : la Tunisie est présentée comme le dernier espoir du Printemps arabe

Enfin  le journal L’Expression écrit que : quelque 5,2 millions d’électeurs devront élire, avec près de deux ans de retard sur le calendrier initial, 217 députés dans 33 circonscriptions, y compris six à l’étranger.

La Tunisie est entrée samedi en campagne pour les législatives du 26 octobre, un scrutin qui, près de quatre ans après la révolution, ambitionne de doter le berceau du Printemps arabe d’institutions démocratiques pérennes. Malgré l’absence de sondages, ceux-ci étant interdits en période électorale, médias et observateurs s’accordent pour dire que les favoris des législatives sont les islamistes d’Ennahda et leurs farouches adversaires du parti séculier Nidaa Tounes. Une multitude d’autres formations sont en lice, notamment d’ex-responsables du régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, si bien qu’au total quelque 13.000 personnes sont candidates.

Vainqueur avec 37% des voix en octobre 2011 du premier scrutin libre de l’histoire de la Tunisie, destiné à former une Assemblée constituante, Ennahda ne cache pas son ambition de gagner une nouvelle fois. Le parti a d’ailleurs décidé de faire l’impasse sur la présidentielle, se concentrant sur les législatives, la Constitution adoptée en janvier après d’âpres débats et moult retards ayant créé un régime parlementaire.

Accusés de velléités autoritaires et de laxisme face à la menace djihadiste, les islamistes avaient pourtant été contraints d’abandonner le pouvoir après une terrible année 2013 marquée notamment par les assassinats de deux opposants. Mais Ennahda se pose désormais en mouvement de consensus, promettant de former la coalition la plus large possible en cas de victoire.

Au-delà de la bataille politique, les islamistes, leurs opposants, les autorités et la société civile se sont accordés pour marteler l’importance de ces élections, afin d’achever la transition vers une démocratie naissante. A l’étranger aussi, où la Tunisie est présentée comme le dernier espoir du Printemps arabe, les encouragements se multiplient. « Cela est d’une extrême importance pour les Tunisiennes et les Tunisiens, cela va de soi, mais c’est aussi d’une extrême importance pour l’Union européenne et toute la région», a dit la chef de la mission d’observation électorale de l’UE, Annemie Neyts-Uyttebroeck, pour qui ce scrutin doit être « un formidable signe d’espoir pour tous (les) voisins » de la Tunisie.

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