Des projets qui ne devraient pas rester dans les tiroirs

La cérémonie de la remise des prix de la 7ème édition du « Challenge projets d’entreprendre »  s’est tenue samedi 15 mars à l’Ecole Supérieure des Communications de Tunis (Sup’Com). Trois équipes gagnantes ont été primées : trois mille dinars pour chacune d’entre elles.

Pour mener à bien cette compétition, les organisateurs de l’événement, à savoir l’Institut supérieur de gestion (ISG) et l’Ecole supérieure des communications de Tunis (Sup’Com) ont mobilisé  4 experts internationaux, 17 coachs professionnels et 24 pôles conseils. Les équipes en compétition sont constituées d’étudiants en 2ème année ingénieur  (Sup’Com) et  en management de l’ISG. Ainsi, les futurs ingénieurs se sont mis à deux pour concevoir leurs projets.

Le thème de la compétition s’articule autour de la conception d’un plan d’affaires : « Un projet innovant de création d’entreprise, à fort contenu technologique justifiant de sa pertinence économique et financière et avec une orientation vers le développement durable ».

Suite à la délibération entre un jury composé de chefs d’entreprises TIC, banquiers, SICARistes, investisseurs… le résultat a été annoncé par  le coordinateur général au ministère des TIC, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Kamal Saadaoui, comme suit :

Sur le plan d’affaires réalisé par l’équipe d’ Akram Boudhraâ , étudiant en 2ème année ingénieur,  ce dernier nous informe qu’il s’agit d’un système de télésurveillance pour bébé appelé « You care ». D’après l’étudiant, ce produit consiste en des caméras et des capteurs mis sur le corps du bébé qui permettent d’effectuer son suivi médical à distance tel que son rythme cardiaque  et surtout sa surveillance à distance.

De plus, tous ces services sont accessibles via un site web à partir duquel le parent peut même projeter son image afin de rassurer son bébé, nous dit Akram. «  Ce produit n’existe pas sur le marché tunisien et son seul rival est Babyphone qui permet uniquement aux parents d’entendre la voix du bébé sans suivi médical», dit-il fièrement.

Quant au plan d’affaires réalisé par le groupe Rim Ayari,  cette dernière a exposé son innovation  qui  consiste en un service médical qui facilite le contact entre le médecin et le patient à travers une plate-forme et une application. Pour ce qui de la plate-forme, c’est un  espace médecin, espace patient, espace hôpital et un espace clinique. A travers la plate-forme, le médecin peut mettre en ligne son agenda et sa disponibilité et par conséquent le malade peut choisir/réserver son rendez-vous ou l’annuler. Quant au médecin il peut, à travers l’envoi d’un message à tous ses patients pour les prévenir. De même, via cette application le patient peut localiser les médecins par spécialité et  l’assurance à laquelle ils sont affiliés  ainsi que les pharmacies et les cliniques avec lesquelles ils sont conventionnés.

Enfin, l’équipe 6 a choisi comme appellation pour son plan d’affaires le nom de Saveelec. Mariem Ben Yahya, membre de l’équipe, explique  à  leconomistemaghrebin.com les spécificités du  plan d’affaires conçu par son équipe.
Il s’agit d’une entreprise sociétale dont l’objectif est la collecte des déchets électroniques, notamment ceux des téléphone et PC portables.  La mission de l’entreprise, une fois les déchets collectés, consiste en le démontage des pièces de rechange et leur revente auprès des réparateurs d’ appareils électroniques.
Pour ce qui est des déchets ils seront envoyés  à un centre de recyclage.  Pour mener à bien le projet, l’équipe a pensé à une  collaboration avec la société civile pour sensibiliser les consommateurs à l’importance du recyclage.

D’après l’étudiante, ce projet trouve son importance dans le fait que le marché du recyclage électronique n’a pratiquement pas de concurrents à part 4, vu  que le marché du recyclage électronique n’est pas développé en Tunisie.

Par ailleurs,  20% des bénéfices du projet seront reversés au profit des zones défavorisées et une plate-forme accompagnera le projet pour annoncer les événements économiques et écologiques.

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