Financement des associations : le casse-tête

Durant un forum national organisé aujourd’hui autour du « système d’intégrité en Tunisie », Ibrahim Missaoui,  président de l’Association Tunisienne de Lutte contre la Corruption, a déclaré que le ministre des Finances avait récemment gelé les comptes de quelques associations, dans l’attende d’identifier la provenance de leur financement.

La Tunisie a connu après la révolution l’ éclosion d’un nombre vertigineux d’ associations. A ce jour, elles ont dépassé la barre de 16 600, dont presque la moitié se présentent comme associations caritatives.

Un texte, le Décret-loi n° 2011-88 du 24 Septembre 2011, régule les activités de ces associations. Mais les défaillances et les dépassements sont multiples. En effet, selon Ibrahim Missaoui, à peine 7% des associations sont vraiment actives. La direction rattachée au Premier ministère, qui devrait contrôler cette pléthore de structures, ne serait, selon des experts juristes, composée que de quatre ou cinq personnes.

La corruption et l’argent politique véhiculé par plusieurs associations ont été intensivement évoqués à l’occasion de la rédaction en cours de la nouvelle loi électorale. Députés, juristes, magistrats de la Cour des comptes, observateurs de la société civile, ainsi qu’un grand pan de l’opinion publique estiment que l’un des plus grands défis des prochaines élections législatives et présidentielles serait de minimiser les flux d’argent politique en provenance de ces associations.

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