E. Jouini rend l’espoir aux jeunes de l’Université Dauphine|Tunis

Les étudiants de l’Université Dauphine|Tunis étaient hier au rendez-vous. Ces étudiants, futurs managers avaient besoin de prémices d’espoir. La réponse n’a pas tardé : dans le cadre de son cycle de conférences et séminaires, l’Université Paris-Dauphine|Tunis a invité le Professeur Elyès Jouini, économiste, ancien ministre et actuellement vice-président de l’Université Paris-Dauphine pour présenter le nouvel ouvrage «Tunisie, l’espoir : mode d’emploi pour une reprise ».

La présence hier dans la salle de la conférence d’une centaine de jeunes étudiants est un signe d’espoir pour l’avenir de la Tunisie parce que c’est dans cette classe sociale où le chômage fait des ravages. Pris pendant de longues années dans un cercle vicieux, ces jeunes sont en quête d’espoir. C’est une nouvelle génération d’hommes et femmes ambitieux. Ils auront certes un rôle décisif à jouer dans l’avenir du pays. Ils fixent leurs ambitions en fonction de leurs espoirs, mais il reste à savoir quel sera le chemin à parcourir.

dauphine  tunis - L'Economiste Maghrébin

Tout un signe : La présence d’Elyès Jouini à l’Université Dauphine|Tunis était certes salutaire pour ces jeunes. Dans cette université  qui doit son succès à son dirigeant Ridha Ferchiou et à d’autres, il y a des jeunes qui ont besoin d’élites, seules capables d’augmenter leurs chances sur le marché du travail.

 « La révolution a rendu l’impensable possible, il nous reste à rendre possible l’indispensable et le nécessaire », c’est par ces termes que l’universitaire tunisien a conclu le nouveau ouvrage.

Les étudiants de l’Université Dauphine|Tunis ne sont qu’un échantillon représentatif de milliers d’autres jeunes Tunisiens. Le temps est donc venu  pour ces nouveaux jeunes de réfléchir autrement et de prendre eux-mêmes la responsabilité dans l’édification d’une nouvelle Tunisie et de s’engager sans plus tarder.  Face à un état des lieux  plus sombre que l’ombre du chômage qui plane sur ces jeunes, l’espoir est permis.

« Mode d’emploi pour une reprise ». A lui seul, le titre de l’ouvrage est tout un programme. Dans une démarche responsable et citoyenne, Elyès Jouni, entouré d’une dizaine d’experts  (en économie, services publics, santé, statistiques, protection sociale, pauvreté…) a mis à la disposition de ces jeunes et de ceux qui désirent faire avancer le pays, un ouvrage sous forme de mode d’emploi pour une reprise sérieuse et bien pensée.

Ce bien sombre tableau, dressé en début de lecture pourrait en décourager plus d’un.  Mais pour Elyès Jouini et son équipe, il en faut bien plus. Même si le marasme décrit plus haut a atteint son paroxysme, il n’en est pas arrivé pour autant à un point de non retour. Le temps n’est plus aux lamentations. L’urgence est de réfléchir autrement et de s’engager sans plus tarder.

Il n’est jamais trop tard et l’avenir n’est pas loin d’être rose. Si l’on  en croit Elyès Jouini, « les potentialités sont reconnues et les opportunités sont réelles : la Tunisie peut prétendre au doublement de sa richesse en peu d’années ». L’ouvrage qui vient de paraître chez Cérès Editions montre la voie vers des lendemains moins sombres. L’avenir n’est pas donc complètement bouché, mais il faut juste veiller à rester à la fois attentif, pragmatique et audacieux.

Une refonte énergique des systèmes éducatifs (primaire, secondaire et universitaire), c’est par là qu’il faudra commencer. Tout se joue dans les universités et les centres de recherche et de la formation professionnelle.

La refonte des systèmes éducatifs exige la pertinence des programmes de formation, la combinaison entre rigueur de la recherche académique et la professionnalisation nécessaire à l’insertion professionnelle des étudiants.

Les dirigeants d’entreprises reprochent aux universités de ne pas former le personnel compétitif dont ils ont besoin. Le problème se pose particulièrement de manière aiguë. Enfin, Pour réconforter les jeunes étudiants, Elyès Jouini n’a pas manqué de reprocher aux dirigeants d’entreprises leur positionnement sur des créneaux à faible valeur ajoutée et qui ne sont pas demandeurs de diplômés. « Le lien entre l’université et l’entreprise est absent. Plus de 70% des employés dans les entreprises tunisiennes n’ont pas un niveau supérieur », dit-il.

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