Tunis : Nidaa Tounes rappelle sa position politique

On s’attendait à ce qu’il fasse une grande déclaration. Des bruits ont circulé spéculant que Béji Caid Essebsi allait annoncer sa candidature à la présidentielle prochaine. Mais, le président de Nidaa Tounes a détourné les spéculations en affirmant que ce n’était pas encore l’heure de parler de l’échéance électorale, lui qui « se trouve dans la ligne de mire d’attaques systématiques allant même jusqu’aux menaces de mort ».

Dans la conférence de presse tenue ce matin à Tunis, Béji Caid Essebsi a donc préféré décliner encore une fois la position de son parti sur l’échiquier politique, en apportant cette fois-ci des éclaircissements concernant des litiges l’ayant opposé à certaines parties politiques.

Le président de Nidaa Tounes est notamment revenu sur l’engrenage qui a jeté un coup de froid sur sa relation avec le parti Al-Jomhouri et son leader Ahmed Néjib Chebbi. Celui-ci, n’aurait pas dû, selon Béji Caid Essebsi, évoqué la fameuse « affaire de partage du pouvoir entre le mouvement Ennahdha et Nidaa Tounes ». « Ceci n’est pas vrai, nous ne sommes pas au pouvoir pour le partager, et je ne pense pas qu’Ennahdha voudrait partager le pouvoir avec quiconque », a insisté le président de Nidaa Tounes tout en expliquant que rencontrer Rached Ghannouchi n’implique nullement une alliance entre les deux hommes. « Ennahdha n’est pas notre ennemi, c’est notre rival politique », a-t-il noté. D’ailleurs, pour Caid Essebsi, ce serait bien son dialogue avec Ghannouchi qui aurait convaincu le parti islamiste de rejoindre le dialogue national. Cela a permis, entre autres, de sortir de l’impasse politique ayant paralysé le pays durant l’année 2013. Ce n’est en effet que grâce au dialogue national que le texte constitutionnel a pu prendre consistance et que le gouvernement d’Ali Laarayedh s’est résolu à présenter sa démission.

Quant au successeur du chef du Gouvernement nahdhaoui démissionnaire, le président de Nidaa Tounes en pense beaucoup de bien et lui voue un grand respect, tant que Mehdi Jomaâ tient son engagement à respecter tous les points de la feuille de route.  Le point  prioritaire est, selon lui, la révision des nominations de la Troika dans les organes de l’Exécutif. Pour Béji Caid Essebsi, il est de prime urgence de commencer par le ministère de l’Intérieur. Ce ministère devrait, selon lui, être neutralisé afin de pouvoir relever le défi du terrorisme.

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