armatis-lc Tunisie : 350 téléacteurs à recruter

A l’occasion de l’inauguration  du  nouveau site de armatis-lc Tunisie, l’Economiste Maghrébin a rencontré son président M. Denis Akriche qui a bien voulu répondre à nos questions. Entretien

L’Economiste Maghrébin : Lors de la conférence de presse, vous avez évoqué un problème au niveau du recrutement des téléacteurs étant donné le faible niveau en langue française des jeunes tunisiens…

Denis Akriche
 : Nous cherchons à améliorer le Sourcing, autrement dit les canaux qui nous permettent de récupérer des candidatures, de façon à ce que ces candidatures soient plus adaptées à nos métiers. Pour cette raison, nous allons travailler sur les profils de personnes que nous recruterons et deuxièmement nous allons leur donner une formation pour améliorer le niveau de nos collaborateurs en français. Sachez, que nous voulons atteindre le nombre de 1000 collaborateurs en Tunisie, donc nous avons encore  350 personnes à recruter. S’ajoute à cela la nécessité de combler les postes vacants ou les fonctionnaires qui partent.  Tout cela nous fait une marge de recrutement importante. Nous avons du mal à trouver cette quantité globale que nous souhaitons avoir.

Quels sont les objectifs que vous comptez réaliser en 2014, notamment après l’ouverture du deuxième site ?
Cette année nous avons fait un investissement important, puis nous avons engagé 1 million d’euro ce nouveau centre et pour monter notre capacité de production. Notre objectif principal est de faire monter en charge ce nouveau centre de façon à rentabiliser notre investissement et cela doit se traduire par le recrutement de 350 personnes. Après avoir passé la période de construction du centre, on passera à une deuxième étape à savoir l’optimisation des outils de travail que nous avons crées.

Avez-vous des craintes par rapport à l’instabilité politique dans le pays ?
J’ai moins de craintes aujourd’hui que j’en avais auparavant, mais comme vous le savez je suis un homme d’affaires, je ne suis pas politicien et j’ai comme d’habitude de ne pas faire des jugements politiques. En France je travaille avec des hommes politiques toute tendance confondue, aussi bien des gens de gauche que de droite et cela ne me pose aucun souci. En Tunisie je ne me permets pas de porter le moindre jugement sur la politique. C’est vrai que la révolution, avec le désordre qu’il y a eu pendant quelques temps,  n’a pas amené ma société à avoir des doutes quant à sa pérennité en Tunisie puisque nous avons décidé d’accentuer nos investissements. En revanche, nos propres clients ont eu quelques hésitations par rapport à la Tunisie. Certains ont préféré aller au Maroc ou à l’ile Maurice, Madagascar, Cameroun. Vu de l’extérieur la situation a l’air d’être apaisée, donc la suite ne pourra être que positive pour la Tunisie. En bref, aujourd’hui, je ne sens aucune crainte.

D’ou vient le choix de la Tunisie pour votre site?

Pour être honnête, le choix de la Tunisie n’a pas été fait par moi. Il a été fait par la société Laser Contact que j’ai acheté en 2012. Le problème de la concurrence ne se limite plus entre la Tunisie et le Maroc. Ce problème vient d’autres territoires : l’Afrique subsaharienne, qui vend sa prestation deux fois moins que la Tunisie. C’est une concurrence très sérieuse et d’autre part, des pays comme l’Espagne et le Portugal qui connaissent un taux de chômage extrêmement élevé. Ces deux pays proposent des prix un peu plus chers que ceux de la Tunisie, mais pas excessivement très chers.  Pour l’homme d’affaires français la question qui se pose alors est la suivante : sur quel territoire va-t-il s’investir ? Le Maghreb, l’Europe de l’Est ou encore plus loin ? En fonction de l’écart du bénéfice par rapport à la France, l’homme d’affaires fera ses choix. En ce qui concerne nos choix, nous avons opté pour l’élargissement de notre marché et pour cette raison nous avons ouvert une filiale en décembre 2012 au Portugal.

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