Transport : Un Sit-in ouvert le 7 janvier

chauffes de taxis

Un sit-in ouvert sera organisé le 07 janvier 2014 à la place du gouvernement à la Kasbah par les professionnels du secteur des transports relevant de la Fédération nationale de transport de l’UTICA pour exprimer leur mécontentement face à des négociations qui trainent et des accords conclus non mis en œuvre. La liste des doléances des professionnels est longue  et chaque chambre syndicale a présenté ses demandes qui ont fait l’objet, selon les professionnels, accord avec les administrations compétentes comme en témoigne les procès verbaux signés entre les deux parties.

Les responsables du secteur exigent une réunion avec le chef du gouvernement pour débattre de tous les problèmes dont souffre leur profession et il semblerait que cette réunion pourrait se tenir aujourd’hui 04  janvier 2014.

La conférence de presse, organisée au siège de l’UTICA le 3 janvier 2014, a été consacrée à la présentation de ces doléances secteur par secteur, doléances qui n’ayant pas avoir trouvé de réponses de la part de la tutelle ont poussé les professionnels à recourir au sit-in ouvert qui à défaut de réponses à leurs demandes qu’ils estiment légitimes, sera suivi par d’autres actions revendicatives pour aboutir au déblocage de cette situation.

Le parc auto des professionnels affiliés de la fédération des transports regroupe plus de 70.000 véhicules couvrant, les taxis, les louages, les auto-écoles, la location de  voitures et les services portuaires.

Parmi les revendications figurent notamment :

  • La demande de la non-application de la feuille de route prévue par la législation datant de 2008 et qui n’a jamais été mise en œuvre et qui concerne l’obligation pour le transporteur privé de voyageurs de remplir une feuille de route indiquant le nom et l’objet de déplacement du voyageur. La contravention à cette réglementation équivaut à une amande de 100 Dinars pour le professionnel.
  • La révision des textes régissant l’utilisation du gaz et du pétrole comme combustible
  • La révision des prix des voitures destinées à cette activité en impliquant les professionnels
  • Le refus de l’augmentation du prix du carburant
  • La révision des montants des contrats d’assurance
  • L’uniformisation des taxes et le maintien des taxes forfaitaires
  • La révision à la baisse de la limite d’âge de départ à la retraite
  • La révision de la composition des commissions régionales d’assainissement du secteur
  • Le relèvement de la imite d’âge des véhicules destinés au transport de voyageur
  • Le rééchelonnement des dettes
  • La révision de la Loi de finances 2014 notamment les articles qui accroissent la pression fiscale sur les classes moyennes et démunies

Les auto-écoles

Pour le secteur des voitures de location, les professionnels demandent la révision de la législation relative à l’utilisation du gaz et du pétrole comme carburant et le report du contrôle des véhicules concernés en attendant la régularisation de la situation de ces véhicules. Ils demandent en outre la révision de l’article 19 du décret du 31 mars 1955 et de l’article premier du décret du 13 septembre 1960 afin d’exonérer les voitures autoécoles utilisant le gaz et le pétrole des taxes relatives y afférant. Les professionnels des voiture autoécoles demandent en outre de bénéficier de l’articler 49 du code des investissements pour être exonérés de la TVA et des droits de douanes pour les véhicules destinés à cette activité et d’être en outre exonérés des taxes de circulation (vignette). Coté formation, les professionnel du secteur demandent l’uniformisation  des programmes de formation au niveau national et le renforcement du contrôle pour lutter contre les intrus à la profession.

Les voitures de location

Les professionnels de ce secteur demandent la finalisation dans les meilleurs délais du cahier des charges concernant leur activité et la limitation des contraventions relatives aux contrats de location de voiture. Outre l’exonération des la taxe de circulation, les auto-écoles demandent également la révision des contrats d’assurance et la lutte contre les intrus à la profession.

Le secteur des services portuaires

Les professionnel  du des services portuaires demandent la mise en œuvre de l’accord conclu entre les fédérations concernées et l’administration de tutelle et notamment la création de groupement spécifiques à ces activités dans toutes les structures portuaires du pays et refusent la nationalisation de cette activité. Concernant le port de Gabes, les professionnels demandent le retrait de la suspension frappant les sociétés d’acconnage et de manutention exerçant dans ce port.

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