H. Hammami: «Est-ce le Qatar qui va me dédommager?»

Hamma Hammami, le porte-parole du Front Populaire, invité à donner ses impressions sur l’article portant sur la création d’un Fonds de la dignité au profit des victimes de la dictature, a estimé que la réhabilitation de ces personnes est une cause noble en soi mais qui a été traitée négativement. Hamma Hammami estime que ce projet a été présenté comme s’il s’agissait d’un « butin » et c’est ce qui a nui à son image.

Hamma Hammami a également fait remarquer que privilégier un fonds de compensation pour les prisonniers politiques à un fonds pour le chômage donne inévitablement à penser qu’on fait primer les intérêts partisans sur l’intérêt général.

Le porte-parole du Front Populaire a appelé à fixer d’abord la loi sur la justice transitionnelle, déterminer les dossiers relatifs à la compensation et ensuite établir la liste des victimes de la dictature, mais « la Tunisie est-t-elle en mesure de dédommager tout le monde ? », s’est-il interrogé.

Il a par ailleurs exprimé sa tristesse quant au fait que les victimes tunisiennes soient  dédommagées par des parties étrangères et que l’Etat tunisien ait accepté  l’aide du Qatar pour la compensation des prisonniers politiques. « Est-ce le Qatar, où la démocratie est quasi inexistante, qui va me dédommager ? », s’est-il indigné.

Par ailleurs, le professeur de droit constitutionnel Kaïs Saïd considère l’adoption de l’article relatif au Fonds de réhabilitation des victimes comme incompréhensible, d’autant plus que cette caisse ne disposera pas de ressources financières et que la Commission de la Dignité et de la Vérité qui doit la gérer n’a pas encore été créée.

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