Attentat en Egypte : silence de la Tunisie

Intervenant sur les ondes radiophoniques de Shems Fm, le spécialiste tunisien en sociologie de la violence politique, Riadh Sidaoui,  est revenu sur la classification des Frères musulmans comme étant  organisation terroriste suite au dernier attentat survenu mardi matin faisant  cinq blessés légers lorsque qu’une bombe a frappé un bus dans le quartier de Nasr City, situé au  nord du Caire.

D’après le spécialiste de la mouvance islamiste, les confrontations entre l’armée et les Frères musulmans sont attendues à l’instar du scénario algérien « mais pas de manière aussi intense », précise-t-il.  « Cela est dû à l’aspect radical de ce mouvement,  à savoir l’appel au Djihad contre l’Etat et la société et le refus de l’Etat démocratique », explique-t-il.

Expliquant  le silence du gouvernement tunisien sur la classification des Frères musulmans en tant qu’ organisation terroriste, le spécialiste basé à Genève a déclaré que ce silence s’inscrit dans le cadre des prises de position précédentes du président de la République provisoire qui «  ont porté atteinte aux intérêts tunisiens, notamment après l’expulsion de l’ambassadeur syrien suite à la demande du Qatar, ses déclarations en Libye contre  l’Algérie et son indignation contre l’armée égyptienne ».

Bien évidemment, «  ces déclarations ont  eu pour conséquence l’isolement de la Tunisie dans le monde arabe ».

Il convient de rappeler qu’à l’heure actuelle, le seul parti politique ayant pris position par rapport à la décision de l’armée égyptienne est  le mouvement Ennahdha. En effet, dans un communiqué rendu public jeudi 26 décembre, le mouvement présidé par Rached Ghannouchi a condamné l’attentat, s’est indigné de la classification des Frères musulmans comme mouvement terroriste et a déploré ce qu’il considère comme étant une fuite en avant de la part du « gouvernement du putsch ».

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