Méditerranée: pour une stratégie macro-régionale

Pour promouvoir la croissance en  Méditerranée, le Comité Economique et Social Européen (CESE) a préconisé lors de sa dernière cession du 16 décembre 2013 la mise en place « d’une stratégie macro-régionale ». L’appel du CESE a pris la forme d’un avis que l’ensemble de la société civile européenne a adopté, lors de sa session plénière la semaine dernière.

Les régions côtières de l’Union européenne ont des « défis financiers et sociaux » partagés par plusieurs pays de la région qui doivent être solutionnés via un tronc commun d’actions. Pour ce faire, il y a lieu de mettre en place une « politique plus intégrée, soutenue par un solide plan d’action qui identifie clairement les projets choisis pour leur impact interrégional et leur impact sur la croissance économique« .

Cette recommandation « doit être suivie d’actions concrètes », accompagnées de mesures de réajustement et de contrôle, espère le Comité.

La Méditerranée a souffert dans son ensemble d’une approche adoptée par l’Union européenne, avec diverses initiatives et instruments qui ont été lancés au fil des ans. Ces initiatives ont eu un certain succès, mais elles n’ont pas pleinement pris en compte les objectifs de développement politique, économique et social initialement prévus.

Or précise le comité, « les zones côtières de l’UE dans le sud de la Méditerranée ont la capacité de devenir des centres d’innovation, avec une dynamique de la croissance économique et sociale en exploitant à bon escient leurs caractéristiques uniques ». Une politique plus intégrée pour les régions méditerranéennes, soutenue par un solide plan d’action qui identifie clairement les projets choisis pour leur impact interrégional et de leur importance pour la croissance économique, permettrait de s’attaquer aux causes de l’incertitude prévalant actuellement en augmentant la valeur ajoutée de cette initiative en relation avec les objectifs d’Europe 2020 lancés précédemment.

Les régions côtières de la Méditerranée ont le potentiel de relancer le processus de croissance économique de façon unique et novatrice, ce qui aura également un effet positif sur l’UE dans son ensemble. Le CESE recommande vivement que cette stratégie ne soit pas juste un autre document papier. Cette initiative doit être avant tout un processus.

Selon le CESE, cette initiative devrait être basée sur les trois piliers suivants de la croissance : une croissance intelligente ( avec un accent particulier sur la croissance bleue ), en encourageant activement une économie fondée sur la connaissance soutenant «l’innovation» et les nouvelles technologies ; une croissance durable, la promotion d’un développement durable, pour une économie plus verte et plus compétitive, et enfin une croissance inclusive qui met fortement l’accent sur ​​la création d’ emplois et la réduction de la pauvreté.

En outre, une méthode doit être mise en place pour mesurer l’efficacité de la politique, afin que des mesures correctives puissent être prises, si nécessaire et en temps opportun, et pour éviter les doubles emplois grâce à la coopération et la coordination multi-niveaux.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here