Grève des agents et cadres des services des finances

Les agents et cadres des services des finances observeront une grève de deux jours, les 30 et 31 décembre 2013, dans toutes les régions. C’est la Fédération générale de la planification et des finances à l’UGTT qui a lancé cet appel de grève et de mobilisation aux quelque 11 mille cadres et agents du secteur de la comptabilité publique.

Les agents et cadres des services des finances avaient massivement participé à une autre grève les 27 et 28 novembre 2013. Le taux de participation avait alors, selon les estimations des syndicalistes, atteint 95% dans tout le pays.

Depuis, rien n’a changé, a assuré Chedly Baazaoui, secrétaire général de la Fédération générale de la planification et des finances. « Même autisme et même dédain de la part du ministre des Finances et du gouvernement», a-t-il regretté. C’est que, selon ses dires, Elyes Fakhfekh n’aurait réagi à aucune de leurs revendications : ni à la motion professionnelle et le préavis de la première grève, ni aux demandes de révision des promotions des bénéficiaires de l’amnistie générale, ni à l’octroi de primes spécifiques ni même à l’élaboration d’un statut législatif fixant le statut professionnel des agents.

« Pire, et contrairement aux principes de négociations et du dialogue, le ministre nous a imposé une un texte fixant l’octroi de primes spécifiques, en disant que c’était à prendre ou à laisser. Pire encore, il est ensuite revenu sur sa proposition. », a expliqué  Abdallah Gammoudi, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de la planification, avant de s’attarder sur les défis de la profession : «  Les agents et cadres des services des finances sont ceux qui assurent l’essentiel des recettes du budget qui est basé, à plus de 80%, sur la fiscalité. Et ils méritent un traitement meilleur. »

Les agents et cadres des services des finances assurent à l’Etat environ 60 millions de dinars de recettes fiscales au quotidien. En période de fin d’année, cette somme augmente considérablement. Interrogés sur les répercussions de l’arrêt de travail les 30 et 31 décembre 2013 dans les recettes de l’Etat, les deux syndicalistes ont déclaré ne pas avoir d’autre alternative que la grève.

 

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