La Banque Mondiale réaffirme son engagement contre la corruption

« L’ennemi public numéro un » dans les pays en développement, c’est ainsi que le Président du Groupe de la Banque Mondiale Jim Yong Kim a récemment qualifié la corruption.

Lors d’une réunion organisée le 19 décembre, par la Vice-présidence de l’Intégrité, l’organe de la Banque Mondiale spécialisé dans les enquêtes concernant la lutte contre la corruption, Jim Yong Kim a  axé son exposé sur l’impact social de la corruption. Cité par le site officiel du Groupe de la Banque Mondiale, il a expliqué : « Chaque dollar mis en poche par un agent public corrompu ou un entrepreneur corrompu est un dollar volé à une femme enceinte qui a besoin de soins de santé ; à une fillette ou un garçon qui mérite d’avoir accès à l’éducation ; ou à des populations qui ont besoin d’eau, de routes et d’écoles. Chaque dollar doit compter pour que nous puissions atteindre nos objectifs de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée. »

L’engagement de la Banque Mondiale pour la transparence et l’intégrité remonterait à 1996, quand l’ancien président de la Banque Mondiale James D. Wolfensohn, a publiquement apparenté la corruption au « cancer ». Depuis, l’institution financière a développé des expertises dans le domaine de l’État de droit, l’administration publique, la gouvernance, la passation des marchés publics et la gestion financière. Mais les responsables de la Banque Mondiale, rejoints par les représentants des organisations non gouvernementales de la lutte contre la corruption, notamment Transparency International, demandent un plus grand engagement du secteur public dans le mouvement international pour la lutte contre la corruption. « Le secteur privé doit lui aussi faire partie de la solution. De plus en plus, les compagnies pétrolières, minières et de production de gaz divulguent les contrats passés avec les États. Cela donne à chacun l’occasion d’examiner le comportement des dirigeants d’entreprises et des agents publics », a ainsi renchéri Jim Yong Kim.

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